28.10.2007
Dans la série des titres plagiés...

...je voudrais "Ce soir ou jamais" !
Et oui, encore un titre pas original, puisque c'était déjà celui d'une émission sur France 3 dans les années 90, présentée par Caroline Tresca. Et déjà, on recevait des personnalités qu'on faisait débattre entre elles sur un sujet d'actualité.
On peut noter d'ailleurs que France 3 faisait déjà une large place aux vues pro-immigration.
J'avais déjà indiqué dans Ils ont tué la télé publique que les émissions liées à Ardisson étaient des plagiats, soit de concept, soit de titre, soit les deux. Décidément, et bien que l'émission de Taddéi reste la meilleure actuelle du PAF, ce manque d'originalité dans les titres et/ou les concepts d'émission de la télé publique montre s'il le fallait que des gens sont payés par nous tous pour, au mieux, ne pas être originaux, au pire, manipuler l'opinion.
"Exemple 4 : Tout le monde en parle
Tout le monde en parle non plus n’est pas une formule inédite d’Ardisson. Il s’est une fois de plus inspiré de ses modèles de Canal + et de l’émission phare des années 80 et 90 sur cette chaîne, Nulle part Ailleurs.
On peut noter à ce sujet que Jérôme Bonaldi, le testeur tout terrain, fait exactement la même chose sur le plateau d’On a tout essayé, émission co-produite par Ardisson, que ce qu’il faisait sur le plateau de Nulle Part ailleurs.
Hasard ou coïncidence, on trouve une émission qui s’appelle aussi Tout le monde en parle sur FR3 du 9.01.1998 au 17.4.1998, dont le présentateur précise le concept lors de la première émission :
"Ca s'appelle Tout le monde en parle, c'est tous les vendredi à 13h moins cinq, et qu'est-ce que c'est ? C'est une bande de joyeux testeurs qui toute la semaine, comme des stakhanovistes, sont sortis pour aller voir des spectacles, des sorties. Le but c'est de venir vous raconter ici comme c'était pour que vous, ce week-end, ce soir, demain, samedi, dimanche, vous ne vous plantiez pas quand vous allez sortir. On va vous dire : ça c'est bien, ça c'est pas bien." 9.01.1998, France 3 Ile-de-France.
La 1ère de Tout le monde en parle, façon Ardisson, aura lieu le 19.09.1998, cinq mois après la dernière de Tout le monde en parle façon FR3 Ile-de-France...
Quant à On a tout essayé, qui commencera en 2000, le titre ne vous rappelle-t-il pas l’idée des « joyeux testeurs » ? Voici ce qu’on trouve en présentation de l’émission sur le site Internet officiel de l’émission :
« Les phénomènes de société, les évènements culturels, les campagnes politiques ou encore les objets insolites : Laurent Ruquier et sa bande de "teste tout" vont tous les essayer. »
Sur ce même site, on trouve aussi ceci, en toute humilité : « On a tout essayé une émission originale créée par Thierry Ardisson et Catherine Barma. »
Dès lors, pas étonnant d’apprendre que Péri Cochin, une des chroniqueuses d’On a tout essayé, s’est occupée de diffuser le concept de Tout le monde en parle dans les pays arabes. " Ils ont tué la télé publique, pp.71-72
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24.10.2007
France 3 persiste et signe

Après avoir clairement favorisé les vues pro-immigrationnistes et défavorisé les vues anti-européennes, France 3 a remis le couvert hier soir dans l'émission pourtant d'habitude excellente de Frédéric Taddéi.
Le mardi est dédié au débat sur l'actualité, et hier quatre sujets principaux furent traités : le divorce présidentiel, les élections américaines (qui auront lieu dans plus d'un an), le retour de Bénazir Bhutto au Pakistan, et l'enseignement du bonheur en Allemagne.
Je passe sur le second sujet qui est en dehors de l'actualité, le premier et le troisième sont tout à fait légitimes évidemment, quant au quatrième il est plus que discutable. Mais le problème n'est pas là.
Le problème vient du fait qu'à douze minutes de la fin de l'émission, Frédéric Taddéi a cette phrase : "Nous n'avons plus assez de temps pour parler du mini-traité européen, nous parlerons donc des cours sur le bonheur en Allemagne."
Traiter ainsi, par-dessus la jambe et je suis poli, LE sujet principal de cette semaine, à savoir le reniement des autorités politiques françaises à leur propre souveraineté nationale, et donc à la démocratie française ou ce qu'il en reste, est pour le moins stupéfiant pour une chaîne de la télévision publique qui, en plus, se permet de signifier ouvertement que ce sujet est moins important que les quatre autres traités ce soir-là.
En fait c'est une émission entière qui aurait mérité d'être consacrée au mini-traité, mais il n'en a rien été, ni sur les chaînes de la télé publique, pas plus que sur les chaînes privées d'ailleurs.
La mort de la France a donc lieu dans le silence le plus assourdissant, c'est bien connu, le silence est le plus grand des mépris.
Addendum : cet article a été envoyé à l'équipe d'@rretssurimages.
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01.12.2006
Taddéi sauve l'honneur... et la liberté d'expression
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09.11.2006
Bilger remet le couvert!
Décidément, Taddéi est devenu la bête noire de l'avocat général Philippe Bilger. Il publie un nouveau texte, en réaction à une nouvelle émission de Taddéi sur le service public, en étant scandalisé par le manque de pudeur qui est désormais de mise, y compris sur la télévision publique. Il rejoint ainsi les constats que je faisais dans Ils ont tué la télé publique, et sur ce blog.
Il convient d'ailleurs de rappeler que Taddéi, en tant que responsable du programme "Paris Dernière" dont il avait la charge après Ardisson, allait filmer le Paris-by-night, ses boîtes à partouzes, ses tournages de films porno, et autres "lieux de défonce". De Carolis était parfaitement au courant de cela, inutile donc de blâmer ce pauvre Taddéi qui ne fait que continuer l'oeuvre de son maître en la matière, Ardisson.
Voici le texte de Bilger :
"Ras-le-bol du sexe !
Non, le sexe ne fait plus scandale. Il aurait été si simple de le dire dans le talk- show de Frédéric Taddeï où Gaspar Noé et Jean-Claude Brisseau, condamné par la justice pour agressions sexuelles et néanmoins cinéaste, s'interrogeaient sur "le sexe, source de scandale".
Loin de moi l'idée de me moquer du caractère épouvantablement sérieux du débat, des explications profuses et vides de Jean-Claude Brisseau, de l'air de "ravi" affiché en permanence par Gaspar Noé, qui devait se rappeler avec une infinie satisfaction le viol si long d'"Irréversible", dont la victime était incarnée par Monica Bellucci. Seul Frédéric Taddeï tirait son épingle du jeu. Il parvenait à maîtriser le fou-rire ou l'indignation que suscitait chez un téléspectateur normalement constitué le discours de "l'artiste" Costes, également de la partie, qui se vantait de jeter des matières fécales sur les spectateurs. Et tout le monde écoutait cela sans réagir !
Plus grand-chose aujourd'hui n'est susceptible de susciter le scandale, à supposer qu'il puisse constituer le but légitime d'une activité artistique ou prétendue telle. C'est sans doute ce partage qui distingue le créateur du charlatan. Le premier fait une oeuvre tandis que le second va au plus facile et se contente de créer du scandale. Et cela marche !
Non, le sexe ne dérange plus. Il faudrait que ceux qui n'ont rien à dire et à imaginer que cette inlassable exhibition des corps trouvent d'autres mondes incongrus.
Le sexe offert, montré, décalé, présenté, promis, banalisé, publicisé, dévoyé, détourné, universalisé, dégradé, répété, théorisé, respecté, filmé, sanctifié et étouffant à force d'être libéré est devenu ennuyeux par surabondance, grotesque par inflation.
Heureusement, il y a le secret des vies et des amours."
http://www.philippebilger.com/blog/2006/11/non_le_sexe_ne_.html
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04.11.2006
Philippe Bilger "descend" Taddéi
Je n'avais pas encore pris le temps de vous parler de la nouvelle émission de Frédéric Taddéï sur France 3, émission dite "culturelle", mais c'était autant par paresse que par impression de toujours répéter les mêmes choses. Avec un des fils spirituels d'Ardisson, comment espérer une nouvelle télévision culturelle ?
Les mots justes, c'est l'avocat Philippe Bilger (photo ci-dessus) qui les a trouvés, et je les reproduis ici fidèlement :
"Contre la culture unique
Dans Paris Match paru ce jeudi, il y a une interview de Frédéric Taddeï (FT), qui anime sur France 3 une nouvelle émission culturelle : "Ce soir ou jamais". Je l'ai regardée une fois, seulement quelques minutes. Je ne sais donc pas ce qu'elle vaut.
Ce qui m'intéresse au premier chef n'est pas cette pensée, sans doute fausse, exprimée par FT selon laquelle "l'animateur télé est devenu haïssable". C'est son contentement quand il affirme qu'il désire faire "une nouvelle télévision", se félicitant d'avoir pu consacrer quarante-cinq minutes au film "Indigènes", une demi-heure au roman "Les Bienveillantes" avec un dialogue entre Claude Lanzmann et Jorge Semprun et enfin, quinze minutes avec Fred Vargas sur Battisti.
Comme le journaliste lui fait remarquer qu'il n'y a rien de très original dans sa démarche, il se justifie en disant qu'il doit "rassurer les gens" et il demande du temps avant d'être jugé.
Par ses réponses FT est emblématique d'une démarche qui, à la télévision surtout, célèbre la culture unique, la pensée dominante et le débat sans débat.
Les médias créent des succès et des réputations sur lesquels ils s'appuient pour continuer sans cesse à les promouvoir. Cela n'a pas de fin. Le roman de Jonathan Littell est sans doute un grand livre mais depuis des semaines il fait l'objet d'un matraquage qui devient à force lassant. Je suppose que les échanges entre Lanzmann et Semprun n'ont pas du, en dépit des réserves du premier, fortement altérer ce triomphe. Le film "Indigènes", que j'ai vu, bénéficie de critiques dont on ne sait si elles s'attachent à la cause défendue ou à l'oeuvre filmée. Lui aussi a fait l'objet d'une promotion intensive en particulier grâce à l'aura de Djamel Debbouze, invité partout. Pourtant, le film a des longueurs et pour tout dire, n'est pas loin de susciter l'ennui, surtout sur sa fin. Fred Vargas, quant à elle, depuis des lustres soutient la cause de Battisti, assène ses évidences sans être jamais contredite, tous les médias ayant peu ou prou adopté sa thèse de l'innocence de Battisti en dépit des preuves contraires - qu'on ne veut pas voir - et du courage dissident de quelques journalistes comme Guillaume Perrault. Autrement dit, les positions officielles sur le roman, le film et Battisti sont connues depuis longtemps, avalisées, consacrées. La messe culturelle est dite.
Et FT veut en rajouter une couche. Ce serait donc cela, la télévision nouvelle. Servir encore une fois la soupe au succès. Donner encore une fois la parole, sur Battisti, à qui l'a toujours eue.
On aurait pu espérer au moins une contradiction, une autre pensée, une opposition. Une réserve. Quelqu'un qui aurait souligné les défauts du film. Qui aurait pu évoquer l'étrange comportement de Battisti pour l'innocent qu'il prétend être par intellectuels, médias et livre interposés et sa probable, pour ne pas dire certaine, culpabilité. Une forme de dissidence intelligente et ouverte. Un Demorand qui ferait de la télé, en quelque sorte.
La télévision nouvelle, ce serait celle qui, loin de venir au secours de la culture dominante déjà mise en place par un consensus médiatique hégémonique, offrirait une place à la liberté et au courage minoritaires, à l'opinion étouffée et à la vérité détestée parce que moins confortable.
Je sais bien qu'il est beaucoup plus chic de se couler dans le moule de goûts devenus indiscutables à force d'être ressassés, plutôt que proposer une vision qui éveille.
Pour un téléspectateur de perdu, pourtant il y en aurait dix de gagnés. La télévision nouvelle, ce serait, sinon se méfier des vérités officielles, du moins laisser une chance aux petites lumières qui les valent bien."
Source : http://www.philippebilger.com/blog/2006/10/contre_la_cultu.html
Le plus intéressant, c'est que sa réflexion rejoint aussi celles que j'ai pu avoir sur Les Bienveillantes, sur le blog de mon autre livre.
23:29 Publié dans Taddéi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.06.2006
Les bébés Ardisson débarquent
Ruquier, Bern, et maintenant Taddéi... Mais qui est donc Frédéric Taddéi, qui arrive en force sur France 3 à la rentrée ?
Réponse : c'est un bébé-ardisson (comme les deux autres).
Pris sous l'aile du maître (de l'imposture) en 1997, il le remplace pour "animer" Paris Dernière, une émission sur les milieux de la nuit à Paris.
Il faut dire qu'il les connait bien, Ardisson, ces milieux, où il s'est naturellement ressourcé pendant sa traversée du désert (1993 - 1997). Voici un extrait du livre "Ils ont tué la télé publique", un compte-rendu analytique d'un passage de Paris Dernière alors "animé" par Ardisson :
« Ardisson : ah c’est agréable ici [il vient de pénétrer, pardon, d’entrer dans la boutique Démonia, une boutique fétichiste].
Et ça continue de plus belle. Dans la boutique, il y a bien une croix, mais elle n’a rien de chrétien, puisqu’il s’agit d’une croix à laquelle est attachée une femme nue, et qui bascule d’avant en arrière. Ce que cela évoque à Ardisson : « C’est beau le progrès ». On découvre alors une barre d’écartement avec gode intégré, c’est « culturel » pour Ardisson.
Des remarques du pape du PAF actuel font penser que ce n’est pas la première fois qu’il met les pieds dans cet endroit : « Est-ce que tu as toujours ce truc que t’avais, c’est un fouet dont le manche fait gode ? »
Le propriétaire montre à Ardisson des exemplaires de son magazine « Démonia »
L’extase d’Ardisson viendra quand on lui présentera le bien-nommé « bouchon d’anus », ce qui lui permettra de dire à son hôte ravi : « Que c’est beau ! Tu te mets ça au début juste pour… C’est très bon dis-donc : le petit bouchon d’anus ! »
C'est donc de cela que Frédéric Taddéi a pris la suite, en 1997, quand Ardisson reprenait du poil de la bête et partait se refaire une réputation, via l'émission Rive Gauche Rive Droite (toujours sur Paris Première).
Rassurez-vous, cet autre transfuge de Canal+ qu'est Taddéi sera à la "hauteur" de son prédecesseur. Partouzes, films pornos, échangisme, back rooms, en 10 ans Taddéi ne rate rien de la nuit parisienne.
Mais vous ne me croyez pas, vous qui n'avez pas Paris Première, ou qui ne regardez pas cette chaîne à une telle heure (entre minuit et 1h du mat') : Taddéi est celui qui présente depuis septembre 2002 D'art d'art, une émission sur des tableaux de peinture ! Il ne peut pas être le goujat, obsédé de sexe et des lieux de perdition que vous nous décrivez !
Et bien si, et c'est bien pour cela que c'est un bébé-ardisson.
Vous en doutez encore ? Admirez donc le phrasé de Monsieur Taddéi, invité ce soir-là dans l'émission de celui à qui il doit tout, j'ai nommé 93 Faubourg St Honoré du roi Ardisson en personne. Ce 17 février 2005, Taddéi s'adresse alors à Maïtena Biraben, autre protégée d'Ardisson, autre salariée de Canal + (décidément) : "Et si je te mets une bite dans la bouche, tu seras certainement moins féministe". Quelle classe ! Quel entregent !
Bravo à Patrick de Carolis d'avoir recruté une personne à la hauteur du service public, et qui deviendra à coup presque sûr le nouveau Thierry Ardisson.
article sur Taddéi dans Wikipedia
10:20 Publié dans Taddéi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

