21.05.2007

Ruquier et son équipe nous prennent pour des cons

medium_patricksebastien.jpg

La promotion des animateurs de France Télévisions n'a plus de limite, pas plus que le manque de respect pour le téléspectateur. Faut-il rappeler que c'est pourtant lui qui finance la télévision publique ?

Comment, en regardant quelques secondes seulement ces images (voir fin de l'article), imaginer un seul instant que Patrick Sébastien n'est ni reconnaissable, ni reconnu, par les membres du public, par les membres de l'équipe, et par les téléspectateurs ?

Comment, en écoutant l'interview par Ruquier, ne pas se douter que cette interview n'avait pas été planifiée, préparée, écrite à l'avance ? Ruquier ne pourra donc pas faire autrement que de reconnaître qu'il avait préparé cette interview-supercherie.

En plus, l'animateur avait déjà frappé avec Le grand bluff, à l'époque sur TF1. Vous voyez où je veux en venir : France Télévision, TF1, même combat.

C'est une insulte aux téléspectateurs bien sûr, mais aussi aux écrivains qui ont du talent et ne passent jamais à la télévision, et en particulier à la télévision publique. Le rôle de cette télévision publique devrait pourtant être de favoriser l'émergence de nouveaux talents, mais non, elle préfère toujours favoriser les gens déjà connus.
La prouesse cette fois, c'est de faire passer Patrick Sébastien deux semaines de suite, plus d'un quart d'heure à chaque fois. Cela lui a permis non seulement de vendre son livre, mais aussi son documentaire qui sortira bientôt, le film qui sera tiré du livre, sans parler de sa propre publicité. Il faut dire qu'avec une émission le samedi soir à 20h30 depuis des années, il en avait bien besoin.

L'assistante de Serge Moati me l'avait expliqué au téléphone concernant Alain Soral : pour être invité, il faut être connu. Sauf que pour être connu, il faut être invité. On fonctionne donc en circuit fermé. Et je dois à ce sujet féliciter Frédéric Taddéi pour son émission Ce soir ou jamais, où il invite très souvent des personnalités passionnantes mais qu'on ne voit généralement nulle part ailleurs.

Je ne parle même pas de la promotion d'une maladie, la schizophrénie, comme quelque chose de positif et d'amusant alors que c'est une véritable souffrance pour ceux qui en sont réellement atteint. C'est un peu comme si Sébastien s'injectait le virus du SIDA en disant c'est génial, regardez comme on vit bien, donc respectez les gens atteint du VIH. Sébastien ne dit pas autre chose, il justifie sa publicité indécente : nous vivons dans une société d'image, on ne sait pas si ce que nous disent les hommes politiques est vrai ou non, faisons la part des choses. Sauf qu'il ne dit pas comment les citoyens doivent s'y prendre, à moins tout simplement de ne plus croire les politiques, ce qui est encore plus grave.

En tout cas, après les impostures d'Ardisson, voilà les impostures de Ruquier et de Sébastien, la relève est assurée, comme je l'ai toujours dit, ici comme dans mon livre.




19.04.2007

Ruquier peut aussi être bon

J'ai dit beaucoup de mal ici de Laurent Ruquier, en qui je vois le digne successeur de Thierry Ardisson.
Même si globalement je n'ai pas changé d'avis, je dois avouer que son émission du samedi soir est la seule qui soit à la hauteur de l'idée que je me fais d'une télévision publique française. A savoir une télévision où l'esprit critique, le débat, la culture notamment soient présentés aux téléspectateurs, qui en manquent tant de nos jours à la télévision et ailleurs.

Voici un exemple parmi tant d'autres, d'une vingtaine de minutes de bonheur pour tout téléspectateur avide de connaissance et de compréhension du monde. Tout y est ou presque, et la présence d'Eric Zemmour comme de Michel Polac y est pour beaucoup.

22.03.2007

Ruquier digne successeur d'Ardisson et indigne promoteur du livre

medium_ruquier.3.jpg
Une nouvelle me permet d'aborder cette question d'une manière réactualisée par rapport à mon livre, qui date d'avril 2006, et sur le blog duquel vous vous trouvez. Cette nouvelle, la voici :
"Dans le dernier numéro en date de TV Hebdo, Laurent Ruquier réagit à l'organisation par France 5 de "La nuit du livre". Ce soir. Emission où il n'officie pas alors qu'il est à France télévisions.
Ca lui est égal dit-il, en ajoutant que "nous sommes toujours regardés de haut par ce petit groupe élitiste ayant l'impression de tout décider dans Paris". La province existe aussi, rappelle-t-il. "Et pas que ceux qui connaissent le nom de Frédéric Lerney".
On a tout essayé serait l'émission qui incite le plus à acheter un livre, selon les éditeurs. L'effet coup d'accélérateur sur les ventes serait immédiat."
Source : TVNews d'aujourd'hui

Tout le monde en parle de Thierry Ardisson était déjà l'émission qui incitait le plus à acheter un livre, et avant elle Apostrophes de Bernard Pivot. Or la polémique existe depuis Apostrophes, Régis Debray ayant reproché en 1982 à l'émission de Bernard Pivot d'avoir, je cite, "le monopole à la fois du choix des titres et du choix des auteurs, accordé finalement à l'arbitraire d'un seul homme. Et qui exerce une véritable dictature sur le marché du livre."

Pivot avait répondu, à juste titre, qu'il trouvait choquant que M. Debray, alors qu'il était conseiller à l'Elysée, puisse se permettre une telle déclaration, faisant croire à un retour du politique dans la gestion de la télévision, d'une part. D'autre part, l'emploi des mots "monopole", "arbitraire" et "dictature" étaient non seulement faux mais outrageants.
Là où Régis Debray n'avait pas tort, c'est qu'il était le premier à stigmatiser ce pouvoir immense dont disposait M. Pivot, qui est le même que celui dont a disposé M. Ardisson et dont dispose aujourd'hui M. Ruquier, à savoir faire la pluie et le beau temps sur le marché du livre. Evidemment, la critique est uniquement légitime car il s'agit d'émissions du service public, et que les livres choisis par ces trois hommes ne sont forcément pas ceux qui méritent le plus de bénéficier d'une telle publicité.

Je ne possède évidemment pas de solution miracle, et je dois d'ailleurs ajouter, à la décharge de M. Pivot, que les livres dont il assurait la promotion étaient d'une autre qualité littéraire que ceux dont Ardisson hier, et Ruquier aujourd'hui, assurent les ventes. Mais la problématique, pour ne pas dire la polémique, demeure.
Il s'est créé en trente ans une véritable industrie de la connivence entre les plus gros éditeurs et les chaînes de la télévision publique, l'influence considérable de la télévision n'épargnant pas la production littéraire, de telle sorte qu'aujourd'hui M. Ruquier invite un auteur de la qualité de ceux qui étaient reçus dans Apostrophes pour cent "auteurs" d'autobiographies people, de livres trash ou ayant été condamné pour plagiat par le passé (les lecteurs de ce blog et de mon livre auront deviné de qui je parle).

Bref, il y a une totale collusion d'intérêts, qui a apparemment échappé à tous les candidats à la présidentielle, et notamment à M. Bayrou, qui se fait pourtant fort de dénoncer les dérives de la collusion d'intérêt entre télévision privée et intérêts privés. Ce ne doit pas être un sujet suffisamment politiquement correct pour lui.

En tout cas il va bien falloir, à la suite de Régis Debray et si possible d'une manière plus élégante et surtout plus efficace, qu'un homme ou une femme politique digne de ce nom se positionne très clairement sur la question, qui n'est d'ailleurs pas la seule quand on aborde la question de la télévision publique. Certains proposent par exemple qu'une chaîne, France 4 par exemple, soit entièrement consacrée à toutes les productions littéraires, musicales et artistiques qu'on ne voit nulle part ailleurs, justement pour cause de collusion d'intérêt ou de politiquement incorrect (tout en restant dans la légalité). Une chaîne à laquelle participerait massivement le peuple, avec l'aide des nouvelles technologies ou plus directement, mais je ne pense pas là aux simulacres de démocratie que sont les SMS et autres "tapez 1 pour éliminer Loana", qui ne sont que des moyens hypocrites pour les chaînes de récupérer de l'argent sur le dos des contribuables qui paient déjà la redevance, faut-il le rappeler.

C'est donc un énième cri de colère, comme vous en avez pris l'habitude, et c'est bien dommage, car cette situation perdure depuis trop longtemps dans notre pays et le fossé qui sépare notre élite médiatico-politique du peuple ne pourra pas s'étendre éternellement. Il arrive un moment où le fossé fait place au tremblement de terre.

Quand je lis Laurent Ruquier oser affirmer : "nous sommes toujours regardés de haut par ce petit groupe élitiste ayant l'impression de tout décider dans Paris", j'ai envie de me dire que ce garçon est soit complètement idiot, soit complètement inconscient. Comment imaginer qu'il n'imagine pas être l'un des tous premiers membres de ce "petit groupe élitiste" ? J'avoue ne pas y croire, mais c'est sans doute son côté "de gauche" qui remonte, lui qui n'acceptera apparemment jamais de faire partie de ceux qui écrasent le petit peuple par ses décisions.
Dormez, bonnes gens, on s'occupe de tout, dormez bien.

Attention au réveil, cher Laurent Ruquier, attention au réveil, il pourrait être aussi brutal qu'imprévu.

25.02.2007

Ruquier soutient Ségolène, va-t-il se faire duhaméliser ?

La vidéo commence à circuler sur le web, un peu comme celle d'Alain Duhamel avait circulé il y a quelques semaines, provoquant l'ire de De Carolis et le limogeage sur-le-champ de Duhamel pendant dans la campagne.

Alors voilà la vidéo où Ruquier fait son coming-out, mais rassurez-vous, il ne reçoit jamais de politiques dans ses émissions, donc il ne lui arrivera rien.

15.01.2007

Polac/Ruquier osent ce qu'Ardisson avait abandonné : l'impertinence

Et oui, les choses changent, un peu, mais c'est déjà pas mal!
Du temps d'Ardisson et de Tout le monde en parle, les puissants étaient reçus avec les honneurs, sans question dérangeante.
Polac, qui avait mis en garde Ruquier de ne plus l'empêcher de parler sinon il partirait, a osé ce que l'homme en noir n'avait pas osé, en plusieurs invitations de Minc après sa condamnation pour plagiat.
On eut aimé qu'il aille jusqu'au bout de sa démarche, en lui demandant comment celui qui avait été condamné le plus lourdement dans l'histoire de France pour plagiat (100 000 francs) pouvait ainsi continuer à diriger le quoditien dit de référence français. Mais il ne faut pas rêver, l'impertinence totale n'est pas encore pour demain sur la télévision publique.
On peut déjà se réjouir qu'elle y revienne un peu, après de longues, de très longues années d'absence, même s'il paraîtrait plutôt surprenant qu'elle y reste. Nous verrons bien, et comptez sur ce blog pour vous en rendre compte.


29.10.2006

Ruquier, maître de la propagande glauque, comme son maître Ardisson

medium_brainwash.jpg


Voici une analyse aussi dure que juste, parue sur Libertyvox ces jours-ci. Elle rejoint l'analyse que j'ai faite dans "Ils ont tué la télé publique" de la propagande glauque d'Ardisson, et démontre s'il en était encore besoin que ceux que j'ai appelés les bébés-ardisson continuent le travail de sape de leur mentor, malgré son départ de la télé publique.
J'ajouterai simplement à cet article que le propre de la propagande glauque, à l'oeuvre chez Ruquier comme elle l'était chez Ardisson, fonctionne d'autant mieux qu'elle utilise la forme du divertissement, qui fait tomber nos défenses politiques naturelles.

"Télés Mille Collines

Les images et les mots peuvent tuer autant que les armes. Jean-Gérard Lapacherie dénonce une manipulation haineuse commise par l’équipe de Laurent Ruquier sur France2 le mois dernier.


Jeudi 21 septembre, à France 2, vers 7 heures et demie du soir, sur le plateau de l’émission de Ruquier, il a été traité de «la délinquance dans le 93». Un chroniqueur a filmé avec son mobile un décor de maternité. La première séquence montre un bébé qui, pour être identifié, porte comme tous les bébés nés en France, un bracelet au poignet. Sur les images, s’incruste en grosses lettres le prénom LAURA. La seconde séquence se passe dans le même décor: même plan, même lit à barreaux, même mobile, sans doute le même bébé. Le même bracelet entoure ses deux poignets liés: ce n’est plus une marque d’identification, ce sont des menottes. Sur l’image, s’incruste en grosses lettres le prénom ABDEL. Le public présent sur le plateau a applaudi vigoureusement ce film par lequel France 2 entend illustrer le principe fondateur de «l’égalité des citoyens devant la loi».

Ces images, même si elles semblent réalistes, au sens où elles représenteraient, comme dans un reportage vérité, une réalité prise sur le vif, sont une mise en scène grossière. De toute évidence, elles sont fausses. Dans aucune maternité de France, les bébés ne sont menottés, qu’ils se nomment Abdel ou Mamadou ou Mehmet ou Oussama. En France, il n’y a jamais eu de lieu, il n’y a actuellement aucun lieu, il n’y aura pas de lieu, où les bébés, nés de parents maghrébins, musulmans, arabes, noirs, etc. sont, à peine sortis du ventre de leur mère, condamnés à faire de longs séjours (injustes, évidemment) en prison. Le message poursuit un objectif: noircir la France pour justifier la «lutte», le «combat», la «guerre civile» contre la France et les Français. Car, un pays qui enchaîne les nouveau-nés est indigne de survivre.

Cette tentative de désinformation n’est pas nouvelle. Au XXe siècle, se sont succédé des manipulations du même type: utilisation de techniques nouvelles et d’avant-garde, diffusion de messages frustes et haineux dans les mass media (moyens de communication de masse: radio, télévision), images ou propos désignant un ennemi et visant à le noircir, messages savants condensant les thèses élaborées par des docteurs en sciences sociales ou des idéologues, falsification de la réalité. Au Rwanda, pendant deux ou trois ans, de 1991 à 1994, ont été diffusés par la radio et télévision dite des «Mille Collines», des messages frustes, haineux, faux et mensongers, visant à noircir les Tutsis. Le Rwanda est un pays rural. La radio, technique moderne, y touche des millions d’individus. On sait ce qu’il est advenu: massacre de centaines de milliers de Tutsis et de dizaines de milliers de Hutus. Dans le journal qu’il a rédigé de 1933 à 1941 (traduit sous le titre Mes Soldats de papier, Le Seuil, 2000), Victor Klemperer analyse les formes, toutes modernes et d’avant-garde, qu’a prises, à partir de 1933, la propagande des socialistes nationaux au pouvoir.

«À noter, écrit-il, le rôle de la radio! Pas comme d’autres acquis techniques: nouveaux contenus, nouvelle philosophie. Mais: nouveau style. Refoulement de l’écrit. Oratoire, oral. Primitif, à un degré plus élevé!». Hitler et ses sbires, dont l’objectif était de faire communier les Allemands dans la haine de la France, des juifs, de la démocratie, ont opté pour un style nouveau et résolument moderne: ils rejettent l’écrit, ils le refoulent, ils y préfèrent l’oratoire. Martelés, les discours de haine pénètrent dans les subconscients, s’y insinuent, s’y pétrifient, poussant les Allemands dans le néant. Les socialistes nationaux ont utilisé les mêmes formes que France 2: technique nouvelle (les uns la radio, les autres la vidéo); diffusion de messages par les moyens de communication de masse; messages frustes; falsification de la réalité; rejet de l’analyse et de l’argumentation; pas de débat contradictoire prévu; même volonté de noircir une population (les uns les Juifs, les autres les Français).

Ce que l’on retrouve dans les trois exemples cités ci-dessus, c’est d’abord une technique nouvelle et éminemment moderne mise au service d’une propagande haïssable: dans l’Allemagne nazie et au Rwanda, la radio; sur France 2, la fonction vidéo des téléphones mobiles. Les jeunes sont friands de vidéo. C’est avec leur mobile qu’ils filment des agressions gratuites, des ratonnades racistes ou des viols en bande. La fonction vidéo de ces mobiles met l’image fruste ou le message simplifié à la portée de tous, comme la radio, technique moderne dans les années 1930, donnait une forme d’avant-garde à des messages anciens.

Ce qui caractérise cette propagande, c’est qu’elle s’adresse aux masses. Les images filmées par un mobile sont en théorie destinées à un usage privé. France 2 en a fait un usage public. Le bébé enchaîné a été montré à une heure de grande écoute. Des millions de téléspectateurs l’ont vu. De même, des millions d’individus entendaient les messages haineux dans l’Allemagne nazie et au Rwanda.

Le troisième trait est l’appel à l’émotion. Le message diffusé sur France 2 est purement visuel. Il ne comprend pas une seule phrase dans laquelle aurait pu être ébauchée une analyse raisonnée ou exposés des arguments. Les seuls mots qu’il contient sont les deux prénoms écrits en grosses lettres. Dans l’Allemagne nazie et au Rwanda, les messages étaient tout autant primitifs, comme l’écrit Victor Klemperer: ils se réduisaient à des éructations ou à de l’oratoire.

Le message de France 2 s’apparente dans ses formes à ces messages subliminaux de la publicité, que la déontologie, même sommaire, interdit en théorie à la télévision. Il semble que France 2, chaîne publique, se soit affranchie de toute déontologie. Il en allait de même des messages du Rwanda et de l’Allemagne nazie. Le sens, tout en allusions et en non-dits ou en évidences martelées et en doxas ou en ce qui va de soi, est destiné à s’imprimer comme les messages subliminaux dans les subconscients, au plus profond des êtres, là où les émotions, les fantasmes, les pulsions tiennent lieu d’analyse et où la connaissance de la réalité et le sentiment raisonné ou argumenté que l’on peut en avoir sont bannis.

Ce qui rapproche les formes de ces propagandes différentes, c’est que le sens y est un condensé de prises de position politiques et idéologiques, élaborées et diffusées par des docteurs de l’université, et que, dans le cas du film de France 2, on peut résumer ainsi: la France est un pays d’apartheid ethnique, de ségrégation raciale, de discrimination religieuse. En Allemagne, les Juifs étaient la cible d’une même stigmatisation; au Rwanda, c’était les Tutsis. Ce que France 2 a montré le 21 septembre, c’est ce que répètent depuis trente ans ou plus les illuminés de l’intervention révolutionnaire, les gauchistes sociologues, les journalistes de la presse à un sou.

Jeudi 21 septembre, France 2 a sans doute franchi une limite. Cette chaîne, qui n’a de publique que le nom, mériterait d’être baptisée, à l’instar de la radio et télévision du Rwanda, «Télé Mille Collines».


Jean-Gérard Lapacherie pour LibertyVox "

18.10.2006

Ruquier donne à son tour tort à Ardisson

medium_nabe.jpg


Après Franz-Olivier Giesbert, c'est Laurent Ruquier qui vient contredire Ardisson en invitant Marc-Edouard Nabe :
http://www.dailymotion.com/video/xikxr_marcedouard-nabe-chez-ruquier

02.10.2006

"Plus on est nombreux, plus on est cons quand on pense pareil"

medium_ruquier.2.jpg

Cette déclaration, c'est Laurent Ruquier qui en est l'auteur dans une interview parue aujourd'hui, pour expliquer que la diversité règne dans "On a tout essayé". Et comme j'ai déjà démontré que tel n'était pas le cas, je trouve sa phrase particulièrement juste et appropriée, en fait je n'aurais pas dit mieux !

29.09.2006

Ruquier trop "gauchisant" ?

medium_miller.jpg


J'ai écrit dans mon livre "Ils ont tué la télé publique" que "On a tout essayé", produit par Thierry Ardisson et animé par Laurent Ruquier, était clairement de gauche. Pour preuves, je citais la couleur politique des co-animateurs de Ruquier, et de Ruquier lui-même :
"Ruquier et son équipe se déclarent de gauche, voire d’extrême-gauche, comme les idées qu’Ardisson cherche à faire progresser dans la société semble-t-il. On ne peut pas dire que le plateau des intervenants dans l’émission de Laurent Ruquier reflète l’équilibre gauche-droite. A part Ruquier lui-même, qui se dit de gauche[1], les autres sont principalement : Stéphane Pocrain (ancien porte-parole des Verts), Gérard Miller (qui se revendique d’extrême-gauche), Pierre Bénichou (journaliste au Nouvel Observateur), Christophe Alévêque (qui se revendique d’extrême-gauche), Isabelle Alonso (la caution féministe), Elsa Fayer (la bimbo de service), Steevy Boulay (la caution jeune), Christine Bravo (difficile à dire), et Caroline Diament (difficile à dire aussi).
La seule exception étant Claude Sarraute, femme de Jean-François Revel, éminent intellectuel de droite." p. 249

Je citais également le traitement des sujets politiques, qui est forcément en phase avec la couleur politique de l'animateur et des co-animateurs :
"Ainsi, par exemple, quand un député de droite, M. Grosdidier, est reçu le 6.12.2005 par cette joyeuse équipe très légèrement orientée idéologiquement, il a tout le plateau contre lui." ibid.

J'ai ajouté sur ce blog le fait que Steevy, qui se dit officiellement supporter de Sarkozy, permet à ce dernier d'être ridiculisé par cet être décervelé qui le soutient.

Or on apprend aujourd'hui que Dominique De Villepin aurait déclaré, selon le Canard enchaîné, que "On a tout essayé" était "trop gauchisant".

Soit M. De Villepin a lu mon livre, soit les grands esprits se rencontrent, soit les deux!

[1]« Si Laurent Ruquier se dit encore de gauche aujourd’hui, c’est plutôt par tradition familiale, nullement par militantisme ou idéologie. » Le Livre noir de la télévision, Michel Meyer, éditions Grasset, p. 350, février 2006

11.05.2006

L'idiot utile

Entrevue, magazine trash fondé en 1993 par Ardisson et revendu à Hachette en 1995, consacre dans son n° de mai 2006 un dossier à Steevy Boulay, intitulé sobrement "tête de con". L'attaque est plutôt facile, tant la cible est énorme, j'aurais quant à moi tendance à porter ma critique sur les patrons de Steevy que sur Steevy lui-même.
Au moins, là où Steevy n'est pas "con", c'est qu'il encaisse l'argent et la visibilité que lui offrent Laurent Ruquier, animateur principal d'On a tout essayé, Thierry Ardisson, co-producteur d'On a tout essayé, et Patrick de Carolis, patron de France Télévisions.
Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas la philosophie de l'homme du Loft (millésime Loana), Entrevue nous rafraîchit la mémoire et l'on se dit que la télé publique est définitivement morte, comme je l'écris dans mon livre "Ils ont tué la télé publique".

Florilège :
(Steevy s'adresse à un étudiant anti-CPE) : "Vous attendez quoi maintenant ? Qu'on vous propose un contrat à vie avec 8000, euh... 1500 euros ? C'est ça que je veux revenir..." On a tout essayé, 21 mars 2006

"Ma peluche bourriquet est ma plus belle histoire d'amour. [...] Nous dormons ensemble, il sèche mes larmes avec son museau.. Dans mes bras, il devient vivant !" Gala, 27 février 2003

"Je pensais pas qu'on pouvait prendre plaisir en lisant un livre. [...] Ca me vient jamais à l'esprit. Alors les jeunes, faut lire, parce que même ça peut être bien!" On va s'gêner, 29 août 2005

(autour du film Les Brigades du Tigre) : "Quant on parle du ministre [...] qui s'appelle Georges Clémenceau, est-ce que ça a un rapport avec le porte-avions ? [...] Il a été maréchal ?" On a tout essayé, 7 avril 2006

Conclusion : après la télé-réalité, la mort de la télé publique est une réalité !