08.10.2006

Un internaute ose prendre ma défense sur le forum d'Arrêt sur Images

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Ca donne ça, attention, ça décape :

"Sujet : Vrais motifs de l'exclusion de la thèse ROBIN ?
frederic21 2 Posté le 08-10-2006 à 16:53:37
Le refus donné par Daniel SCHNEIDERMANN d’inviter Jean ROBIN ne tient pas debout.
Quand on prétend faire une émission sur l’influence de Thierry ARDISSON et de TOUT LE MONDE EN PARLE, il me semble que l’honnêteté la plus élémentaire est de donner la parole à l’auteur de la première thèse sur le sujet, pour plusieurs raisons :
Elle fut validée par monsieur SCHNEIDERMANN lui-même, par le passé, dans sa chronique pour LIBERATION, et il en fit référence à plusieurs reprises, récemment.
Elle fait un lien entre TA/TLMP et la télévision publique, et, si vous me permettez, je pense que le téléspectateur-citoyen a quelque raison d’en prendre connaissance.
Son objectif diffère de celui des journalistes BIRNBAUM et CHEVENEMENT : le premier visait des mœurs et un système de transmission d’informations, toutes deux audiovisuelles et de service publique, et le second choisissait de coller à la seule influence de TA/TLMP.
Découvrir la forêt derrière l’arbre est bien le but des émissions de décryptages et d’enquêtes, non ?
L’analyse complémentaire des auteurs des 2 livres aurait rendu la compréhension et l’intérêt du sujet bien plus grands.
Enfin, monsieur SCHNEIDERMANN donne pour raison officielle de son refus, dans son BigBangBlog, à la réponse ‘un plateau sans JR’ que par honnêteté envers les téléspectateurs, il lui aurait fallu revenir sur la personnalité et les motivations de ROBIN, compte tenu de ce qu’il avait découvert entretemps, et que ce sujet lui étant secondaire, il ne voit pas l’intérêt d’y consacrer le trop maigre temps d’antenne.
(Voir BBB : http://www.bigbangblog.com/article [...] forum30645)
Que devons-nous comprendre ? ROBIN est fréquentable, ou pas ? On balance un sous-entendu, mais il devient secondaire de l’expliquer ?
Encore mieux, la thèse ROBIN est admise bonne et percutante, mais son auteur ne mérite pas l’autorisation d’en parler !
C’est un peu facile quand on sait que sur ce même site d’ASI, dans la partie « cybervoyage », pour introduire l’émission, le livre de ROBIN y est cité et des phrases en sont extraites.
Ou bien ROBIN est à ce point vicieux et malveillant que son livre est prouvé un « ramassis de conneries », et on évacue la supercherie.
Ou bien le livre est honnête et recevable, et son auteur est admis à défendre sa thèse, dans le cadre du sujet fixé.
Si on a des doutes sur l’auteur, comme DS semble en avoir, la moindre des choses serait qu’il dise, haut et fort : « J’estime que JR n’est pas recommandable, et que son livre en est vicié et qu’il n’apporte aucune information . J’ai commis une erreur en le référençant, et je cesserai de faire allusion à son contenu et à son auteur dans mes prochaines chroniques sur le sujet. »
Or, cela ne fut jamais dit, et DS fit plusieurs allusions à ce livre,notamment dans LIBERATION http://www.liberation.fr/opinions/ [...] 398.FR.php, et ce même après sa passe d’armes avec JR , en Mai dernier. (Voir BBB et sur le site JR http://telepublique.blogspirit.com [...] #comments.)
Je ne vois donc pas sur quel critère objectif la thèse ROBIN fut exclue du débat dans l’émission d’aujourd’hui.
Est-ce trop demander à monsieur SCHNEIDERMANN que de vouloir bien preciser?"
http://forums.france5.fr/arretsurimages/Tout-le-Monde-en-Parle-autopsie-d-une-emission/Vrais-motifs-exclusion-these-ROBIN-sujet-20-1.htm


Evidemment, DS ne répondra pas, puisqu'il a soit-disant déjà répondu. Alors voici une réponse honnête qu'il aurait pu donner (les points suivants sont indépendants les uns des autres, et ne sont que des hypothèses, bien sûr) :
- parce que je critique très vivement et librement dans mon livre le patron de DS, Patrick De Carolis, ainsi que des collègues qui sont encore sur le service public (Delarue, Ruquier, Giesbert, Schönberg, Ockrent, j'en passe) et que Patrick De Carolis n'aurait pas apprécié que DS fasse oeuvre de dénigrement de sa propre entreprise, comme il lui en a déjà fait grief il y a quelques mois ;
- parce que Stock n'aurait pas apprécié que leurs auteurs soient ridiculisés en public par un journaliste indépendant qui a réellement enquêté et qui abouti le plus souvent à des conclusions inverses aux leurs, et surtout argumentées d'une part, et à des révélations d'autre part ;
- parce que DS n'a pas apprécié d'être confondu en public par Christophe Deloire, journaliste au Point (et auteur de Sexus Politicus sorti récemment) qui a indirectement pris ma défense dans la controverse que DS invoque pour justifier ma non-invitation ;
- parce que DS a peur de devenir celui qui aura "créé la nouvelle bête immonde Jean Robin" (ça pèse de nos jours une "première télé", Arthur vous la ressert à chaque occasion possible devant 10 millions de téléspectateurs), dont le discours n'est pas maîtrisable (il est indépendant, quelle horreur) et qui aborde les sujets parmi les plus sensibles de notre société (notamment celui du nouveau livre, la judéomanie, qui ne présage vraiment rien de bon pour l'avenir, même s'il est traité sous l'angle républicain et anti-communautariste) ;
- parce que DS n'aime pas se voir imposer ses invités, et comme j'ai osé proposer ma participation à une éventuelle émission sur Ardisson suite à la sortie d'un nouveau livre, il s'est senti menacé, CQFD ;
- parce que ASI est une excellente émission, sans doute l'une des meilleures du PAF (avec quelques autres de France 5, notamment C'est dans l'air, comme je l'explique dans mon livre), mais qu'elle n'est pas en mesure depuis 1997 de consacrer un seul ASI sur la télévision publique, son présent et son avenir, ce qui est le thème et l'angle de mon livre ;
- parce que DS avait sans doute un compte personnel à régler avec Ardisson, et qu'il a voulu jusqu'au dernier moment que celui-ci soit sur son plateau (cf sa note sur le Big Bang Blog) et pour cela il fallait que DS puisse apporter la garantie absolue à TA que JR ne soit pas invité ;
- parce que Stock est une grosse et influente maison d'édition, et que ma maison n'est pas (encore) une grosse et influente maison (mais j'y travaille) ;
- parce qu'il y aurait eu trop de travail de montage à faire, pour évacuer la plus grande partie de mon discours libre, ne dépendant d'aucun grand média ou intérêt quelconque qui puisse m'encourager à m'auto-censurer ;
- parce que DS ne m'a jamais rencontré, et que ça n'allait pas commencer sur le plateau d'ASI ;
- et quelques autres raisons qui m'échappent à l'instant où j'écris ces quelques lignes.

05.10.2006

Ce qui devait arriver arriva

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Non, je ne serai pas invité d'Arrêt sur Images ce dimanche, qui traitera intégralement de Thierry Ardisson. C'est le choix de Daniel Schneidermann, qu'il explique ainsi :
"Un plateau sans JR
5 octobre 2006, par Daniel Schneidermann
Si je n’invite pas Jean Robin, ce n’est pas parcequ’il a tenté de faire pression sur moi comme je l’ai relaté ici, (gare à la tentation des contre-pressions), mais pour une autre raison.
Si je me trouvais en face de lui sur un plateau, je me sentirais obligé, par honnêteté envers les télespectateurs, et compte-tenu de ce que j’en ai découvert entretemps, de passer un certain temps sur les motivations et la personnalité de JR lui-même. Or, à tort ou à raison, j’estime ce sujet secondaire, et ne souhaite pas distraire à son profit le toujours trop maigre temps d’antenne qui est chaque semaine consacré au sujet principal. Ce sera donc un plateau sans JR..." http://www.bigbangblog.net

En fait, Daniel Schneidermann explique qu'il a été menacé par ma demande de participer à une éventuelle émission sur Ardisson. Sur le reste, voici ma réponse, postée il y a quelques minutes sur le site du big bang blog, et qui sera à n'en pas douter reproduite rapidement :

"Je vais sans doute surprendre, notamment ceux qui sur ce blog se sont étonnés que je ne sois pas invité par Daniel Schneidermann.
En fait, il a tout à fait raison de ne pas m'inviter, même s'il invoque pour cela de mauvaises raisons.

En effet, je n'ai pas écrit un livre sur Thierry Ardisson, mais sur l'état piteux (pour ne pas dire pitoyable) dans lequel se trouve la télévision publique française (à l'exception de quelques émissions comme ASI, comme je l'explique largement dans ce livre). A ceux qui en douteraient, le titre de mon livre est "Ils ont tué la télé publique", et non "Con comme Ardisson" (nom d'un projet non abouti de Pierre Carles) par exemple.
Ardisson est en couverture du livre uniquement parce qu'il incarne presque toutes les dérives de la télé publique dont je parle dans le livre. Contrairement à ce qui a été souvent pensé, voire même écrit, y compris par l'hôte de ce blog, je ne m'en suis jamais pris à la personne Ardisson, mais à ce qu'elle représente, et surtout au système qui a permis à une telle personne de prendre autant de poids dans la télévision publique.
Je crains que ce soit M. Schneidermann qui en veuille personnellement à M. Ardisson, et réciproquement d'ailleurs, ce qui m'est complètement étranger. Je ne m'intéresse qu'à la chose publique, je crois en avoir déjà apporté la preuve. J'ai créé deux associations, qui existent toujours et vivent bien, une il y a 6 ans sur la manière dont Internet change la démocratie (http://www.journalisme-continu.info), une il y a 3 ans sur la qualité de l'information (http://www.aqit.org), mon nouveau livre concerne une entorse à notre Constitution qui génère du communautarisme et de l'antisémitisme (http://www.tatamis.fr), quant aux livres que je vais éditer dans les prochains mois, ils touchent tous des thèmes qui seront au coeur de la campagne présidentielle.
Je l'ai déjà dit, écrit, sur le blog du livre "Ils ont tué la télé publique" (http://telepublique.blogspirit.com), dans des interviews, et je le redirais si on me pose à nouveau la question : la personne d'Ardisson m'indiffère profondément. Avec mon livre et le blog du livre, je veux analyser les dysfonctionnements d'un système médiatique, en démocratie, que nous finançons tous, à savoir la télé publique. C'est ma seule légitimité.
Les auteurs du livre sur Ardisson, et sur lui uniquement, s'en prennent à un homme, c'est une attaque ad hominem. D'ailleurs, si l'on veut être honnête, l'article de Daniel Schneidermann dans Libération qui fait l'éloge de mon livre le jour-même de sa sortie le 28 avril 2006 ne parle que d'Ardisson, son titre est "Son influence Ardisson", et s'arrête sur la personne d'Ardisson. Ce n'est pas l'angle que j'avais choisi pour mon livre, n'ayant ni la légitimité ni la volonté de m'attaquer à Ardisson. Sans doute DS a cette légitimité et cette volonté, et c'est pourquoi il proposera ce dimanche cette émission sur Ardisson, et non sur la télé publique. Ce qui la rendra beaucoup moins intéressante, voire peut-être inutile. En effet, Ardisson est parti du service public, mais ce qu'il incarnait y est resté (Bern, Taddéï, Ruquier, Delarue, etc.). Je suis donc à peu près certain que cette émission ne fera que survoler les problèmes, sans vraiment chercher à les comprendre ni à les résoudre.

Les rapports incestueux de la télé publique et du monde de l'édition, incarnés par Ardisson ? Cette émission n'en parlera pas.
Le rôle déterminant d'un animateur sur le choix des invités, et la légitimité de ce choix, incarné par Ardisson (et par tant d'autres dont DS, j'en suis la preuve vivante) ? Cette émission n'en parlera pas.
La favorisation des idées de gauche et d'extrême-gauche à la télévision publique française, incarnée par Ardisson et ses copains (Taddéï, et Ruquier, dont l'émission a été récemment qualifiée de "gauchisante" par De Villepin, etc.). Cette émission n'en parlera pas, à moins que DS ne défende à ma place les arguments que j'ai développés et démontrés dans mon livre (ce qui serait plutôt cocasse, vous l'admettrez).
La survie télévisuelle des people ayant des casseroles aux fesses, notamment les plagiats, comme Ardisson l'incarne (ou De Carolis). Cette émission n'en parlera pas.

En fait, comment Daniel Schneidermann aurait-il pu inviter un journaliste totalement indépendant qui a mis en cause la télévision publique dans laquelle il travaille, et M. De Carolis que j'ai interpellé directement au forum des téléspectateurs en juin dernier, pour sa gestion de la télé publique ? Il ne le peut pas, sous peine de subir ce qu'il avait subi au Monde, lors de la polémique sur "La Face cachée du Monde". Vous voyez bien que le jeu n'en vaut pas la chandelle.

Non, il n'a pas d'autre choix, s'il veut aborder la question Ardisson, que d'inviter ceux qui ont produit un livre "people", comme tous ceux qu'Ardisson se plaisait à promouvoir dans Tout le monde en parle. Ironique, n'est-ce pas ?"

27.09.2006

France Culture reçoit les auteurs de l'autre livre sur Ardisson

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Je n'avais pas eu droit à France Culture, les auteurs de l'autre livre sur Ardisson, la face visible de l'homme en noir, eux, y ont eu droit, ce soir de 19h30 à 20h30.
Sur ce thème, le journaliste de France Culture n'a pas jugé utile de me demander mon avis sur ce livre, ou de me demander de venir débattre avec les auteurs de ce livre, alors que j'ai traité en grande partie du même sujet qu'eux, et d'une manière fort différente. J'aurais pu débattre avec les auteurs du livre de points précis sur lesquels nous sommes en complète opposition, notamment les idées que favorise Ardisson, en démontrant que leur point de vue n'est pas défendable si l'on s'en tient aux faits, dans leur exhaustivité. Mais Sylvain Bourmeau ne fera pas ce travail, ni en leur posant ces questions, ni en m'invitant, il n'y a plus de débat en France, ce n'est pas nouveau. Mais la cerise sur le gâteau, c'est que cette émission permettra à ses participants de critiquer Ardisson, notamment, parce qu'il empêche le vrai débat, sous couvert d'un faux débat. Sylvain Bourmeau aura cette phrase pour clore le "débat" : "On aurait pu imaginer un débat un peu plus contradictoire sur Tout le monde en parle." En effet, on aurait pu imaginer.
Jean Birnbaum cite à profusion Bourdieu, dans cette émission et dans son livre, moi pas, au contraire, je fustige les disciples de Bourdieu que sont Serge Halimi et Pierre Carles. Il aurait été intéressant de savoir en quoi, sur le même sujet exactement, deux journalistes peuvent développer une vision aussi différente. Mais non, Sylvain Bourmeau, le journaliste de France Culture, n'est pas intéressé par cette différence de point de vue, et il n'a vraisemblablement pas pris la peine de se renseigner sur mon travail sur le sujet.
Au contraire, Sylvain Bourmeau se paye le luxe de mentionner, je cite, "un autre livre au sujet d'Ardisson dont on a déjà parlé à France Culture, ce livre de Bernard Lahire La Culture des Individus" (livre dont je cite d'ailleurs deux extraits dans mon livre). Faut-il mentionner qu'Ardisson, dans le livre de Lahire, occupe une place plus qu'anecdotique (quelques pages), alors qu'il constitue la majeure partie du mien.
Mieux (ou plutôt pire) : Eric Aeschimann, journaliste à Libération, vient ajouter sa voix pour dire qu'ils sont les premiers à attaquer le discours télévisuel sous l'angle 'ce qui est visible', alors que c'est exactement l'angle que j'avais moi-même choisi pour mon livre, en ajoutant l'angle de la télévision publique, offrant ainsi une légitimité et un intérêt supplémentaire au livre.
Mais cela est-il si surprenant : les 3 journalistes autour de la table sont tous de gauche (Sylvain Bourmeau, travaille aux Inrockuptibles ; Eric Aeschimann, à Libération ; Jean Birnbaum, au Monde). Quelle diversité de points de vue, sur une radio de service publique ! Renaud Camus, qui avait noté ce manque de diversité de points de vue au sujet de Panorama, autre émission de France Culture, sur un autre sujet, était dans le vrai, et cette chaîne n'a pas bien changé depuis 1994. Les Inrockuptibles étaient d'ailleurs ceux qui avaient fait naître la cabale contre lui en 2000. Hasard ou coïncidence ?

PS : cette note est transmise à Sylvain Bourmeau, libre à lui d'y réagir en postant un commentaire.

10.07.2006

Le canard enchaîné n'aime pas se faire griller

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Aujourd'hui vient de sortir un nouveau dossier du Canard enchaîné, dans la collection "Les dossiers du Canard enchaîné", et le thème en est ... la télé à cache cash. En somme, le mercato des animateurs-producteurs, ainsi que quelques réflexions sur l'influence de la petite lucarne sur notre société.
Cela ne surprendra personne, on n'y trouve pas un mot sur "Ils ont tué la télé publique", alors que plusieurs des journalistes qui ont collaboré à ce n° avaient eu le livre en service de presse (merci qui?).
Apparemment, le Canard n'aime pas reprendre les scoops des autres, déjà en septembre il n'avait pas eu une ligne sur l'ampleur insoupçonnée du plagiat de Pondichéry par Ardisson, alors que je les en avais informés comme le reste de la presse. Ils avaient pourtant relayé les révélations du Monde sur le plagiat d'Ardisson, en 1993... Le Canard baisserait-il ?

18.06.2006

Nouvelle conférence-débat à Nantes

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Demain lundi 19 juin, à 20h30, je donnerai une nouvelle conférence sur la télé de service public, à Nantes cette fois, co-organisée par Les Pieds dans le PAF et l'Observatoire nantais des médias.
Avis aux nantais et aux nantaises intéressés, c'est à la Manufacture des Tabacs que ça se passera.
Plus d'informations sur ce lien : http://www.piedsdanslepaf.org/index.php?option=com_events...

16.06.2006

Conférence-débat à Tekhné

Ceux que cela intéresse peuvent venir à la conférence-débat organisée à la librairie Tekhné aujourd'hui 16 juin, de 17 à 19h, où je parlerai d' "Ils ont tué la télé publique", de l'actualité du mercato des animateurs, et de ma maison d'édition.

Voici l'adresse :
7 rue des Carmes
75005 Paris
Métro : Maubert-Mutualité

03.06.2006

C'est triste un journaliste bridé par son canard

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On ne présente plus Philippe Cohen, après son "coup" médiatique et littéraire de la Face cachée du Monde, en 2003. Ce journaliste spécialisé dans les médias à Marianne, ouvertement chevènementiste un moment, et profondément patriote si j'en crois sa réputation, vient enfin de publier dans son canard l'article sur le mercato des animateurs du PAF.
medium_cohenpean.jpgJe connais Philippe Cohen personnellement depuis 2003. Je l'avais rencontré sur le stand de son éditeur, au Salon du livre, où il dédicaçait avec Pierre Péan la face cachée du Monde. Je l'avais invité à participer à la 1ère conférence-débat de la toute nouvelle association que je venais de créer, l'Association pour la Qualité de l'Information et de sa Tranmission, A.Q.I.T (prononcez "acuité"). En vrai gentleman, il avait accepté, alors que nous n'étions rien, et que lui était au sommet médiatique.
medium_aqit.jpgBon, alors que nous étions une association de citoyens voulant porter un regard critique sur les médias, il s'est tout de même permis de lâcher pendant cette conférence-débat, quelque chose du genre "je pense que les non-journalistes n'ont absolument aucune légitimité à critiquer le travail des journalistes, pour la simple et bonne raison qu'ils ne peuvent pas comprendre les contraintes qui pèsent sur nous, tout comme ils ne peuvent pas comprendre les règles du métiers en général." Ca avait jeté un certain froid, et je m'en suis longtemps voulu de ne pas avoir réagi à cette provocation en tant que président d'A.Q.I.T et organisateur de cette conférence.

Bref, avant la sortie officielle du livre "ils ont tué la télé publique", je lui ai évidemment remis un exemplaire du livre pour qu'il en parle éventuellement dans Marianne, ou dans l'émission à laquelle il participe sur France Culture avec Elisabeth Lévy, le 1er Pouvoir.medium_elevy.jpg
C'est vrai, je n'y vais pas de main morte dans le livre avec son patron, Jean-François Kahn, je parle notamment de la facilité de ce dernier à taper sur Cauet, sachant qu'il n'ira jamais y vendre son prochain livre, alors qu'il est apparemment admiratif devant Ardisson, chez qui il passait chaque année depuis 4 ans pour vendre son dernier livre.medium_kahn.jpg
Mais bon, vous savez comment c'est, on se dit que la presse est libre, que Jean-François Kahn se dit le héros de l'anti-pensée unique, d'un langage de vérité et d'honnêteté, et tout ça. Donc je nourrissais quand même quelque espoir qu'il laisse son journaliste spécialisé médias Philippe Cohen dire deux mots sur mon livre.
Aujourd'hui, à la lecture du Marianne de cette semaine, j'ai ma réponse : Cohen n'a pas pu en parler, mais il a tout de même réussi à faire passer un message, à moi et à mes lecteurs, et à ceux qui auraient entendu parler du livre. Le genre de message codé qu'on envoyait pendant la Résistance, un cri dans le désert, mais qui rend sans doute la conscience de celui qui l'écrit plus légère.
medium_marianne.jpgAinsi, dans son article intitulé "Ce qui se cache derrière le PAF en folie", Philippe Cohen écrit à un moment ceci :
"Alerte donc dans les maisonnées! "Ils" vont tuer la télé qu'on aime, les émissions où défilent des histrions hilares prêts à défier tous les pouvoirs. "Ils" ont déjà supprimé la politique sérieuse, les vrais débats, les confrontations d'idées à moins de 17 figurants sur le même plateau, voilà qu'ils nous sucrent la politique rigolote."
Marianne du 3 au 9 juin, p. 35, pour ceux qui veulent vérifier.

On n'est pas loin du plagiat du titre de mon livre ! Je le prends comme un clin d'oeil, du genre : "Jean, nous savons tous les deux que je ne peux malheureusement pas faire directement référence à ton livre dans Marianne, mon boss ne le supporterait pas, mais le message est quand même passé, je l'ai lu ton bouquin, et à vrai dire il était plutôt pas mal."
Pour en savoir un peu plus, il faut lire le Technikart qui vient de sortir, et dans lequel il y a un portrait de moi. medium_technikart.jpg
Philippe Cohen est interpellé par Olivier Stupp, le journaliste qui fait le papier, et voici la réponse de Philippe Cohen : "Quant à Philippe Cohen, co-auteur du best-seller La face cachée du Monde, nuance le propos : "Le livre de Robin est convaincant sur le plagiat et c'est vrai que le copinage a pu jouer dans les refus qu'il a essuyés. Mais il reste très perfectible sur certains points, notamment les extrapolations sur l'obsession du complot."
Technikart du mois de juin 2006, p. 46 à 49 pour le portrait
Mais que dit-il de plus que moi, Cohen, sur l'obsession du complot d'Ardisson ? Rien. "Le tapis rouge déroulé devant l'imposteur Thierry Meyssan". Marianne de cette semaine
C'est tout ? Moi j'ai révélé que Louis XX contenait une théorie du complot à la Meyssan, que sur 16 invités venus parlé de théorie du complot à Tout le monde en parle ces 4 dernières années, 15 en faisait la promotion, 1 seul en démontait une ; etc. etc. Du coup je ne comprends plus la phrase de Cohen dans Technikart à mon sujet.

Mais tout cela n'est pas bien grave. Le plus grave, me semble-t-il, c'est qu'un journaliste brillant et libre comme lui doive pondre un article convenu et lisse (il parle dans cet article du Carolis, lisse) sur la télévision, et notamment publique.medium_carolis.jpg Jusqu'à en arriver à dire du bien du livre de Michel Meyer, "Le livre noir de la télévision", que j'anéantis littéralement, et qu'Ardisson lui-même avait anéanti dans Tout le monde en parle.

En fait, surtout ne le répétez pas, mais il semble que Philippe Cohen ait confondu deux livres, l'un bon, l'autre mauvais. Le bon, c'est "La fin de la télévision", éditions du Seuil, le mauvais, c'est celui de Meyer. Or Cohen parle du "livre qui suggère quelques pistes sur l'univers admirable qui guette le spectateur : l'arrivée du numérique, la télé partout et tout le temps, dans le métro, dans la rue, dans l'avion, sur nos téléphones, et des millions de programmes à la carte."
Mais c'est la thèse du livre "La fin de la télévision", et non celle du "Livre noir de la télévision", où Michel Meyer qualifie entre autre Ardisson d' "homme fin et cultivé", il fallait quand même le faire.
Bref, je ne lui en veux pas à Philippe Cohen, ni même à JF Kahn tiens, je constate simplement que mon livre dérange, et que bien que l'actualité soit directement reliée au thème que j'aborde dans le livre, bien que des articles soient écrits sur ce thème (dans Libé, dans le Point, un peu dans tous les canards), aucun ne mentionne mon livre, ne serait-ce que pour prolonger la réflexion.

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Résumons...

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Pour celles et ceux qui n'auraient pas tout suivi, et qui voudraient pourtant comprendre le fin mot de l'histoire de la polémique entre Daniel Schneidermann, Guy Birenbaum, Christophe Deloire, quelques autres et moi sur le Big Bang Blog dimanche dernier, cette note est pour vous.

medium_danielschneidermann.jpgCa commence comme ça : Daniel Schneidermann (que nous appellerons DS) poste sur son blog une nouvelle note sur le départ d'Ardisson, et en profite pour rappeler son papier qu'il avait consacré dans Libé il y a un mois à mon livre, excellente critique s'il en est.

Puis quelques énergumènes l'informent publiquement dans les commentaires de cette note que le diabolique Jean Robin n'avait pas tout dit, et qu'il soutenait en cachette cet affreux Dieudonné, sur un liste semi-privée appelée "yahoogroupes". Mais là n'était pas le pire, affirmaient-ils. medium_dieudo2.jpgLe pire, c'est que Jean Robin postait des messages antisémites sur cette liste, ce qui est plutôt normal vu qu'elle est consacrée à Dieudonné. medium_deloire.2.jpgEt de donner notamment pour exemple la citation par le trublion Jean Robin d'un article paru dans Le Point, sous la plume de Christophe Deloire (par ailleurs mentionné dans "Ils ont tué la télé publique", comme l'une des victimes d'Ardisson, mais le rapprochement s'arrête là), qui affirmait qu'une Ministre de la République française, Nicole Guedj pour ne pas la nommer, avait participé pendant qu'elle était ministre à une réunion publique, uniquement ouverte aux femmes, et organisée par l'Agence juive pour Israël. medium_nicoleguedj.jpgCela ne serait pas plus choquant que cela, si cette agence n'avait pas pour objectif statutaire de faire partir les Français juifs pour Israël, non pas pour des vacances, mais pour y vivre définitivement, et ne jamais revenir dans notre beau pays. Et, comble de l'horreur, cet article informait les lecteurs du Point que la Ministre en question s'était targuée, dans cette réunion, de faire manger casher tous les membres de son cabinet ministériel, ce qui est pour le moins criticable dans une République dite laïque.
medium_birenbaul.jpgGuy Birenbaum, éditeur irréprochable tant sur le point du patriotisme (cf "Le crime de Napoléon") que sur celui de la morale (cf "Mes délits d'initiés"), ajoutait que oui, Jean Robin, vous alliez trop loin, que lui avait déjeûné avec la Ministre en question, et qu'elle avait démenti tout cela, qu'il s'agissait d'une entreprise de déstabilisation dont elle était la victime. En tant que Secrétaire d'Etat aux victimes, elle s'y connaît ! C'était d'ailleurs encore elle qui avait reçu la mytho Marie-Léonie de l'affaire du RER D, mais elle ne s'est jamais excusée d'avoir ainsi ruiné la crédibilité liée à sa fonction.medium_marie-leonie.jpg
Manque de chance, d'autres blogueurs informaient ce cher Guy de la confirmation des informations de Christophe Deloire par l'Observatoire du Communautarisme, référence dans le domaine.

Re-manque de chance, une majorité de bloggeurs du big bang blog prend ma défense en expliquant pourquoi cet article du Point mérite d'être lu et commenté, et que les informations qu'il contient, et qui n'ont pas été démenties officiellement par le ministère en question, sont proprement scandaleuses pour notre République.

Re-re-manque de chance pour Birenbaum et pour DS, qui s'était carrément emballé en qualifiant de "bobards" cet article du Point, Christophe Deloire lui-même me contacte personnellement, et me dit qu'il cherche à comprendre pourquoi on qualifie de tissus de mensonges le travail sérieux qu'il a mené et dont il peut attester la réalité. Il me dit qu'il va contacter de suite DS, et voici ce qu'il publie sur le blog de ce dernier peu après :
"De la manière la plus sobre, et sans ajouter au débat, je veux apporter quelques précisions sur l’article du Point consacré le 17 mars 2005 à Nicole Guedj. Journaliste au service Politique, je suis l’un des deux auteurs de cet article factuel reproduit plus haut. En voilà l’origine. Avant la réunion de l’Agence juive pour Israël du 13 mars 2005, j’avais aperçu dans Le Monde une petite annonce selon laquelle cette association chargée d’organiser l’alya allait accueillir la secrétaire d’Etat. Cela m’a intrigué. Il était écrit : "entrée libre et réservée aux femmes". De sexe masculin, je ne pouvais y assister. J’ai donc demandé à une journaliste pigiste régulière du Point de s’y rendre. Cette dernière a scrupuleusement noté les propos du discours de Nicole Guedj. Etonnamment, l’oratrice y critiquait le président de la République, se targuait de manger kasher, d’avoir "mis au pas" son cabinet et enfin appelait à prier pour la paix en Israël. J’ignore si la ministre disait vrai, ou si elle exagérait pour séduire son auditoire, en tout cas elle a prononcé ces paroles, et ce seul fait suffisait à justifier un article. Je précise que le "papier" rapportait ses propos et rien de plus, et qu’aucune phrase ne relevait du commentaire. Affirmer qu’il s’agit de "ragots" relève de l’erreur. Je viens de le dire au téléphone à Daniel Schneidermann, qui a eu l’amabilité de répondre à un message que je lui avais laissé. "

Ni DS, ni ce cher Guy, ni mes autres diabolisateurs du moment n'ont daigné lui répondre publiquement, ce qui est tout de même triste je trouve.
Pour clore le sujet, on apprend que cette chère Mme Guedj a été prise en photo, voilée, en train de se prosterner devant le mur des Lamentations, alors qu'elle était en visite officielle en Israël en sa qualité de ministre...
Bref, qui se frotte à la discussion s'y pique.

medium_guedj2.jpg

29.05.2006

Notre pays se meurt de la diabolisation


Photo : Emmanuelle Bousquet / DR

A mon tour, après tant d'autres et avant tant d'autres, je suis diabolisé. Oh, ce n'était pas la 1ère fois, puisqu'Ardisson m'avait traité d' "antisémite" le 16 septembre 2005 sur Europe 1 pour éviter de répondre à ma question sur l'ampleur de son plagiat, tout en jetant l'opprobre sur moi. Mais on ne s'habitue pas vraiment à ce genre de procédé que Jean Sévillia a qualifié avec brio de "terrorisme intellectuel".

Quel est mon crime cette fois ? C'est d'avoir participé à une liste sur Dieudonné, comme l'un de mes détracteurs d'ailleurs. Et d'y avoir dit quelques vérités, par exemple sur une ministre de la République qui incite les Français juifs à faire leur "alya" (montée en Israël), et qui oblige les membres de son cabinet ministériel à manger casher. Evidemment, ça n'a absolument rien à voir avec le sujet de mon livre, "Ils ont tué la télé publique", mais c'est le but recherché par mes détracteurs : faire diversion, amalgamer, décrédibiliser la personne plutôt que la thèse qu'elle porte, vu que cette thèse, ils ne l'ont pas lue (de leur propre aveu). Que voulez-vous, voilà le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui, force est de le constater.

Je me doutais bien, en créant cette maison d'édition pour publier les livres d'enquêtes ou essais refusés partout ailleurs, que je me heurterai au terrorisme intellectuel. C'est donc une des premières batailles que je mènerai au travers de ma maison d'édition : la lutte contre la diabolisation. En publiant des thèses de gauche comme de droite, pour commencer, ce qui ne devrait pas manquer de dérouter mes contradicteurs, qui me qualifient déjà d' "opportuniste" au mieux, de "non-structuré politiquement" au pire.

Or la structure existe bel et bien, mais elle leur semble inconnue : cela s'appelle l'ouverture d'esprit, encore appelé éclectisme, une école philosophique de Grèce Antique, qui a quelque peu vécu en France à l'époque des Lumières puis de Victor Cousin (celui qui introduisit la philosophie en classe de Terminale en 1830).

Alors que certains essaient, consciemment ou inconsciemment, de créer avec Dieudonné un Le Pen de gauche, en le diabolisant, d'une part ils vont dans le sens de l'intéressé (lui-même cherchant semble-t-il à être diabolisé), d'autre part ils mettent de côté tout ce qui va dans son sens, car tout n'est pas tout noir (excusez-moi ce raccourci).

Comme je le disais à Michel Zerbib et Victor Wintz à Radio J la semaine dernière, où j'étais brièvement interviewé pour mon livre, la diabolisation ne mène qu'à la guerre, et à la radicalisation des parties en présence. Ce dont ils convenaient évidemment, tout en rappelant que Dieudonné n'est pas un saint, loin de là. Evidemment ! Et pour ma part je ne l'ai jamais prétendu. Mais je trouve par exemple dommage que, sous prétexte de vouloir "oublier Dieudonné", Daniel Schneidermann ne suive pas l'avis de ses forumeurs qui souhaitaient, comme Chloé l'a annoncé un jour à Arrêt sur Images, qu'une émission soit consacrée au traitement médiatique de Dieudonné. Pas à Dieudonné !

Or, DS était tout à fait en mesure de le faire, les images étant pléthoriques sur le sujet, et leur analyse ayant été faites par un journaliste que je connais et apprécie, Olivier Mukuna, dans son livre sorti en 2005 "Egalité Zéro - Enquête sur le procès médiatique de Dieudonné". DS pouvait même se payer le luxe du contradictoire, puisque ce livre sortait en même temps qu'une enquête à charge contre Dieudonné, d'Anne-Sophie Mercier, "La vérité sur Dieudonné". Michel Field avait d'ailleurs organisé un tel débat sur LCI lors de la sortie commune des 2 livres.

Jusqu'à présent j'ai toujours pris la défense de Daniel Schneidermann, mais force est de constater que sur le sujet Dieudonné, le fait de ne pas faire d'émission et de vouloir "oublier Dieudonné" (comme il l'a écrit lors d'un chat) contribue à alimenter la diabolisation de l'humoriste-politicien.
De même, le fait d'accorder de la valeur aux calomnies à mon encontre alors qu'elles n'ont rien à voir avec le sujet (il faudrait m'expliquer le rapport entre Nicole Guedj et Ardisson ou la télé publique), non seulement contribuent à me diaboliser tout en diabolisant Dieudonné, mais détourne du vrai débat sur l'avenir de la télé publique. J'aurais préféré, par exemple, que l'on parle de la propagande glauque, sujet que je développe dans le livre, et qui détaille comment et pourquoi des émissions dites de "divertissement" sont bien plus efficaces pour faire passer des messages politiques aux citoyens que des émissions politiques ou d'information elles-mêmes, sans le consentement du citoyen évidemment. On aurait pu également parler de la crise morale à France Télévisions, qui a tout fait pour garder Ardisson alors qu'il est très loin d'incarner les valeurs du service public, comme je l'ai démontré je crois en 200 pages sur 280 que compte le livre.

Bref, le "débat" de ce week-end sur le Big Bang Blog m'attriste, car il démontre que nous sommes dans une impasse intellectuelle, donc politique. Mon rêve, c'est que Dieudonné débatte avec Finkielkraut, que Le Pen débatte avec Chirac, que Del Valle débatte avec Soral, et que tous ceux-là débattent avec d'autres personnalités qu'on voit sans arrêt dans la petite lucarne. Bref, que la société française revienne à ses fondements, la démarche scientifique chère à Descartes, l'ouverture d'esprit chère aux Lumières, le respect de l'être humain digne de la Déclaration des Droits de l'Homme.
Quoi qu'ils aient dit, quoi qu'ils aient fait, tous ceux que j'ai cité ne sont pas des "sous-hommes", et ils s'engagent pour ce qu'ils croient être juste, donc rien que pour cela ils méritent notre respect. Ils n'ont tué personne, et n'ont généralement jamais été condamné en justice. Et eux-mêmes doivent le comprendre, et arrêter de se diaboliser mutuellement. Car c'est cette diabolisation constante depuis la naissance dans notre pays de l'antiracisme (principalement via Sos-Racisme) qui a mené Le Pen au 2è tour des présidentielles 2002. Je suis d'accord avec Finkielkraut quand il dit que l'antiracisme est le communisme du 21è siècle, mais qu'il se l'applique aussi à lui-même, en incluant dans l'antiracisme l'anti-antisémitisme.

12.05.2006

1ère interview, et 1er piège

Ce soir, de 22h à 23h, j'étais interviewé par Thierry Dugeon sur France Inter, dans l'émission L'instant bleu.
Outre la frustration liée au fait de n'avoir pu dire que 10% de ce que je voulais, je tenais à informer les lecteurs de ce blog que je me suis fait piéger.
En une question, ce journaliste a jeté le discrédit sur les 280 pages de mon livre. De quoi s'agissait-il ?
Dans le livre, j'analyse notamment toutes les émissions radio et télé où Dieudonné est passé en 2005, et je me rends compte que la majorité d'entre elles ont un lien plus ou moins direct avec Ardisson. Or j'avais oublié l'émission de Dugeon lui-même, où Dieudonné est passé en septembre 2005, il me l'a appris ce soir à l'antenne.
Sur ce détail, même pas en lien direct avec la thèse de mon livre, et qui ne réfute en rien la thèse sur le lien entre les émissions auxquelles a participé Dieudonné et Ardisson, il a passé plusieurs minutes.
D'ailleurs, toute l'interview était clairement orientée sur Ardisson, malgré tous mes efforts pour élever le débat au niveau de la télévision publique.
Bref, le résultat pour les auditeurs qui n'ont pas lu le livre, et ils sont nombreux, c'est que mon enquête repose sur des erreurs, des approximations et des extrapolations, contrairement à la réalité du livre.
Nul n'est parfait, comme je l'ai immédiatement reconnu à l'antenne, mais j'aurais dû ajouter qu'il me paraissait particulièrement bas de mettre le doigt sur un détail pour décrédibiliser tout un travail.
A aucun moment il n'a abordé ni ne m'a laissé aborder les thèmes centraux du livre, la mort de la télé publique, pourquoi, comment, etc. Ardisson devrait être content des résultats que ne manquera pas de générer cette interview, à savoir le fait d'avoir piégé Jean Robin.