25.05.2007

Mickaël Darmon en prend pour son grade ... sur Internet

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Pour l'instant, il n'y a que sur Internet (et encore, pas sur la plupart des sites spécialisés dans la critique de l'info) que Mickaël Darmon en prend pour son grade. Voici par exemple un commentaire qui a été posté sur le très influent blog de feu François Mitterrand suite à l'émission scandaleuse dont j'avais parlé ici :

"Je recommande aussi une autre très bonne émission : l'hebdo du médiateur de samedi dernier qui s'intéressait aux vacances maltaises de parvenu de notre nouveau Président.

http://relations.france2.fr/view-video.php3?videoUrl=http://relations.france2.fr/mediateur_videos/12-05-2007.asx

J'adore l'émission "L'hebdo du médiateur", ça me redonne la pêche. Cette émission prouve que plein de Français moyens ne sont pas dupes des gesticulations outrancières de Sarko. Y a que le PS pour s'offusquer du faste de ses vacances en poussant d'inaudibles cris d'orfraie. La plupart des gens ont très bien compris que Sarko a fait un bon gros coup médiatique en allant se pavaner à Malte, le message était clair : avec moi, vous allez ENFIN pouvoir rêver d'être plein aux as. Travaillez plus, levez-vous tôt, croyez en moi. Je suis la France qui gagne. Et puis hier, avec la passation, il a demandé à toute sa famille de se déguiser façon "Point de vue, Images du Monde" (une belle revanche pour le petit fils de divorcé fauché de Neuilly), magazine qui plait autant aux mamies (ma grand-mère lit "Point de vue" et vote... Sarko) qu'aux shampoineuses de cité.

Mon passage préféré dans cette émission c'est quand Christian-Marie Monnot fait remarquer à Mickaël Darmon - journaliste de sa propre rédaction ! Celle de France 2... - qu'il est un journaliste embedded auprès de Sarko, ce que l'autre cherche à peine à démentir (la formule c'est "vous êtes accrédité auprès de Nicolas Sarkozy"... jubilatoire moment de télévision !). Et le bon Mickaël Darmon de devoir s'expliquer devant les téléspectateurs (c'est le principe de l'émission) qui trouvaient le sujet sur Sarko à Malte vraiment too much : Sarkozy veut montrer à la France qu'il incarne la France qui réussit, la France qui n'a plus de complexes avec l'argent, la France qui se lève et qui en veut... et de ce point, nous sommes tout à fait en phase avec notre rôle de journalistes qui consiste à faire passer ce message (je vous jure que Mickaël Darmon a dit ça, énorme !).

La dernière fois que j'ai entendu un gars dire que les journalistes devaient contribuer à faire passage les messages des politiques (soit journalistes = chargés de com' des politiques), c'était Christophe Lambert, l'horrible publicitaire ami de Nicolas Sarkozy. Il le disait sans même sans rendre compte. Mickaël Darmon lui, le disait, en s'en rendant bien compte mais déjà sans en être gêné... On apprend vite à France 2.

S'il y a un message de Sarkozy qui est bien passé, c'est celui qu'il a transmis aux journalistes : assis, couché, pas bougé, bon chien.

Ecrit par : Marie-France G. | 17.05.2007 "

21.05.2007

Ruquier et son équipe nous prennent pour des cons

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La promotion des animateurs de France Télévisions n'a plus de limite, pas plus que le manque de respect pour le téléspectateur. Faut-il rappeler que c'est pourtant lui qui finance la télévision publique ?

Comment, en regardant quelques secondes seulement ces images (voir fin de l'article), imaginer un seul instant que Patrick Sébastien n'est ni reconnaissable, ni reconnu, par les membres du public, par les membres de l'équipe, et par les téléspectateurs ?

Comment, en écoutant l'interview par Ruquier, ne pas se douter que cette interview n'avait pas été planifiée, préparée, écrite à l'avance ? Ruquier ne pourra donc pas faire autrement que de reconnaître qu'il avait préparé cette interview-supercherie.

En plus, l'animateur avait déjà frappé avec Le grand bluff, à l'époque sur TF1. Vous voyez où je veux en venir : France Télévision, TF1, même combat.

C'est une insulte aux téléspectateurs bien sûr, mais aussi aux écrivains qui ont du talent et ne passent jamais à la télévision, et en particulier à la télévision publique. Le rôle de cette télévision publique devrait pourtant être de favoriser l'émergence de nouveaux talents, mais non, elle préfère toujours favoriser les gens déjà connus.
La prouesse cette fois, c'est de faire passer Patrick Sébastien deux semaines de suite, plus d'un quart d'heure à chaque fois. Cela lui a permis non seulement de vendre son livre, mais aussi son documentaire qui sortira bientôt, le film qui sera tiré du livre, sans parler de sa propre publicité. Il faut dire qu'avec une émission le samedi soir à 20h30 depuis des années, il en avait bien besoin.

L'assistante de Serge Moati me l'avait expliqué au téléphone concernant Alain Soral : pour être invité, il faut être connu. Sauf que pour être connu, il faut être invité. On fonctionne donc en circuit fermé. Et je dois à ce sujet féliciter Frédéric Taddéi pour son émission Ce soir ou jamais, où il invite très souvent des personnalités passionnantes mais qu'on ne voit généralement nulle part ailleurs.

Je ne parle même pas de la promotion d'une maladie, la schizophrénie, comme quelque chose de positif et d'amusant alors que c'est une véritable souffrance pour ceux qui en sont réellement atteint. C'est un peu comme si Sébastien s'injectait le virus du SIDA en disant c'est génial, regardez comme on vit bien, donc respectez les gens atteint du VIH. Sébastien ne dit pas autre chose, il justifie sa publicité indécente : nous vivons dans une société d'image, on ne sait pas si ce que nous disent les hommes politiques est vrai ou non, faisons la part des choses. Sauf qu'il ne dit pas comment les citoyens doivent s'y prendre, à moins tout simplement de ne plus croire les politiques, ce qui est encore plus grave.

En tout cas, après les impostures d'Ardisson, voilà les impostures de Ruquier et de Sébastien, la relève est assurée, comme je l'ai toujours dit, ici comme dans mon livre.




20.05.2007

Post sur le forum d'Arrêt sur Images

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C'est ici que ça se passe. S'il y a une réponse de Daniel Schneidermann ou de la forumancière, je mettrai à jour cette note.

"J'ai personellement été choqué par cette expression, reprise à son compte par Daniel Schneidermann, de "Mur de Berlin qui est tombé", pour qualifier la rupture (c'est le cas de le dire) entre la période où la vie privée des politiques était relativement préservée, et la période qui commence où elle l'est beaucoup moins.
Je rappelle que le Mur de Berlin fut le symbole d'une des plus grandes tensions que le monde contemporain a connu, la menace perpétuelle d'une nouvelle guerre mondiale, à l'ère nucléaire, et que sa chute occasionna un changement profond et durable dans le monde entier. La chute du Mur de Berlin, c'est la chute d'un système totalitaire, le communisme, qui a engendré des dizaines de millions de morts, les goulags, pas de liberté d'expression ni de liberté de la presse.
Dès lors, comparer le fait que Sarkozy embrasse Cécilia sur la bouche à l'Elysée lors du protocole à la chute d'un Mur de Berlin, me semble complètement en dehors des clous, pour parler comme Ségolène Royal.
Si l'on est attaché au sens des mots, on se doit de relever l'expression, et de la critiquer aussitôt en soulignant son outrance. J'ignore si une telle réaction fut coupée au montage ou n'existe pas, mais le résultat est là et choque. "