13.05.2007
FOG ne se refuse rien, même le ridicule
Source
"Le Point encense l’oeuvre de son directeur
Dans Le Point, (spécial Sarkozy) dirigé par Franz-Olivier Giesbert une double page de promotion pour le dernier livre de Franz-Olivier Giesbert. Le précédent, en mars 2006 avait eu droit à la couverture, mais là lendemain d’élection…) Un article de plus de 4 feuillets titré “Franz-Olivier Giesbert se marseillise” où F.O.G est comparé modestement à ses pairs (Stendhal, Hugo, Musset, Zola, Victor Hugo et l’on convoque même Goya). Extraits :
"Alors, certains, comme Franz-Olivier Giesbert, passent au roman pour mieux fouiller, humer la volaille humaine. … Stendhal, Hugo, Musset et les romantiques ont ainsi adoré fouiller dans les vieilles chroniques des Borgia, des Cenci, des Colonna, décrire les âmes fortes, les clans et ses tueurs, les rivalités héréditaires, la conquête du pouvoir à Florence et ses exterminations en cascade.
Zola avait écrit « Le ventre de Paris », voici les entrailles de Marseille.
On devine bien que Franz-le-fils peut murmurer, comme Victor Hugo, « Mon père ce héros… »
La prose, hachée, dure, ardente, cogneuse, fait songer à une puissante catharsis. On sursaute devant la nervosité lyrique du ton, un jappement, une franchise, des hardiesses.
Le dandinement d’automate des tueurs marseillais et leurs embardées de marionnettes vicieuses les poussent vers un tableau de Goya".
Sur France 5, notre héros anime une émission dont le nom est bien sûr tout simplement ses initiales…
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16.04.2007
Du problème des invitations sur la télé publique
Une fois encore, le problème de l'invitation des personnalités sur la télé publique est posée. Et surtout la question de son égalité, et donc de sa justesse, pour ne pas dire sa justice.
J'avais déjà soulevé la question dans le livre sur le blog duquel vous vous trouvez, Ardisson, Ruquier et Fogiel invitant les personnalités de leur choix sans aucun contrôle de leur direction. La dérive était aussi évidente que criante : ces animateurs invitaient leurs réseaux, et évitaient leurs ennemis. Les personnes ont changé, mais pas la problématique, hélas.
Ainsi, pour prendre un exemple concret, Alain Finkielkraut était l'invité de Chez FOG ce midi.
Il avait déjà été invité sur France 5 à l'émission Ripostes fin février 2007.
Il avait déjà été invité sur France 2 à l'émission Esprits libres, deux fois en deux mois (mars et avril 2007).
Cela fait pas moins de 5 invitations sur la télévision publique en deux mois, dont deux fois en tant qu'invité principal (Esprits libres et Chez Fog).
On est en droit, quoi qu'on pense par ailleurs de M. Finkielkraut, et j'en pense personnellement plutôt du bien, pourquoi lui est invité 5 fois de suite, quand d'autres soit ne sont jamais invités, soit sont invités pour être désinvités peu avant l'émission.
Il s'agit pourtant clairement d'un jeu médiatique à somme nulle : un invité empêche un autre d'être à sa place.
Donc, quand il s'agit d'une situation aussi déséquilibrée que celle que je viens de décrire, alors que le public n'a pas eu son mot à dire sur le sujet. Même la direction de France Télévisions n'a pas jugé utile de se prononcer publiquement sur la diversité nécessaire des personnalités à inviter sur les plateaux de la télé publique.
J'aurais pu citer mille autres exemples de personnalités trop invitées, ou d'autres jamais invitées ou systématiquement désinvitées, j'ai interviewé à ce sujet l'écrivain Alain Soral. Mais les exemples personnels comptent peu, puisqu'il s'agit d'une situation qui est injuste, et qu'il convient de dénoncer vigoureusement.
Tout en sachant qu'au jour d'aujourd'hui je crie un peu seul dans le désert... jusqu'à l'oasis!
00:13 Publié dans Franz-Olivier Giesbert | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
10.04.2007
FOG entendu par la police
La semaine dernière, il recevait dans "Chez FOG" (une émission où l'animateur n'est pas la star, contrairement à ce que le titre pourrait indiquer), l'académicien Jean d'Ormesson. Une semaine précédente, c'était Alain Delon. C'est donc en période électorale que FOG choisit de ne plus inviter d'hommes politiques, je cherche encore la logique...
On a appris il y a quelques jours que FOG était entendu par la police dans une sombre affaire d'intérêts, voici la dépêche Reuters ci-après. M. de Carolis a décidément choisi des personnalités en dehors de tout soupçon.
"PARIS, 6 avril (Reuters) - Le directeur de l'hebdomadaire Le Point, Franz-Olivier Giesbert, est convoqué par la police mercredi prochain pour un interrogatoire comme témoin à propos de l'achat présumé d'un article de complaisance, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier.
L'article en question aurait été acheté par Iskandar Safa, milliardaire libanais recherché par la justice.
Cet interrogatoire fait suite à la mise en examen la semaine dernière pour "corruption d'agent privé" du journaliste et homme d'affaires Marc Francelet, informateur de l'hebdomadaire, en détention depuis le 29 mars.
Marc Francelet est mis en cause par le juge Philippe Courroye car il aurait touché 150.000 euros d'Iskandar Safa, visé depuis 2001 par un mandat d'arrêt international délivré par le même juge dans une autre affaire de corruption présumée.
Le juge estime que les paiements ont rémunéré l'intervention de Marc Francelet pour que Le Point publie en novembre 2005 un article sur Iskandar Safa au ton favorable, qui présentait notamment comme une "situation kafkaïenne insupportable" les poursuites engagées contre lui.
L'auteur de l'article, le journaliste Jean-François Jacquier, a été entendu comme témoin par la police jeudi. Selon une source proche du dossier, la police a saisi à son domicile une montre qui serait un cadeau offert en marge du reportage.
Le reporter admet que Marc Francelet est intervenu au départ du reportage mais nie avoir écrit son article sous la pression ou après avoir été rémunéré. La société des rédacteurs du Point, dans un communiqué interne, s'est dite "consternée", a exprimé son soutien à Jean-François Jacquier mais pas à Marc Francelet.
L'avocat d'Iskandar Safa, Pierre Haïk, admet l'existence en 2006 d'un paiement de 100.000 euros d'Iskandar Safa à Marc Francelet et d'un prêt de 150.000 euros au fils de ce dernier, mais parle d'une simple "amitié désintéressée".
Franz-Olivier Giesbert admet l'intervention de Marc Francelet pour l'article mais a assuré qu'il ignorait qu'il était payé par Iskandar Safa. Il soutient la légitimité du reportage au Liban, ainsi que l'auteur de l'article. Le Point n'a pas payé Marc Francelet, a-t-il assuré à Reuters.
Dans le dossier où il est sous mandat d'arrêt, Iskandar Safa est mis en cause pour des des versements d'argent inexpliqués à Jean-Charles Marchiani, ex-homme de confiance de l'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua, deux personnes mises en examen. Safa et Marchiani sont intervenus ensemble sur la libération des otages français au Liban dans les années 80."
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24.09.2006
Marc-Edouard Nabe chez F.O.G
En effet, ce jour, Franz-Olivier Giesbert reçoit sur France 5 (donc sur le service public) un certain Marc-Edouard Nabe, et tout au long de sa carrière de journaliste, il a largement démontré qu'il était bien plus cultivé qu'Ardisson, qui ne l'est que sur ses obsessions comme je l'ai démontré dans "Ils ont tué la télé publique". Le même FOG, que j'ai largement critiqué par ailleurs pour ses entorses à la déontologie journalistique (Daniel Schneidermann l'a critiqué aussi, voir son article), avait d'ailleurs invité Takiq Ramadan plusieurs fois à feu son émission sur France 3, Cultures et Dépendances. Serge Moati, sur France 5 également, l'a lui-aussi de nombreuses fois invité. Certes, les autres ne sont plus jamais invités à la télévision, mais peut-être l'ont-ils bien cherché. Comme Nabe, peut-être leur temps télévisuel reviendra.
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