20.04.2007
Le Gri-gri met les pieds dans le PAF
Lu dans le Gri-gri qui sort aujourd'hui, et qui est passionnant comme d'habitude.
"PiS paul
La vengeance d'une Noire
Calixthe Beyala èt Michel DrucKer en Une des journaux. "Andela" et "François Ackerman", dans le roman, à peine autobiographique, L'homme qui m' offrait le ciel (Albin Michel) de la néo-Bayrouiste Calixthe.
Comme dans tous les vaudevilles bourgeois, l'homme marié repart à la fin vers sa femme. La romancière, elle, vers son destin : raconter.
Dans le Journal du dimanche, quelques discrètes lignes. En Une de France Soir, une belle photo de Michel Drucker, en compagnie de Calixthe Beyala, au Fespaco de Ouaga. LA romancière africaine de France et LE Monsieur Dimanche familial télévisé. Rien de moins. On guette le blog de Morandini. Rien, Pourtant, il travaille à France Soir aussi. Même Voici y va de sa cruelle page (sacrée consécration, en passant).
Comme les autres : ils juxtaposent les éléments objectifs accréditant la thèse de la liaison; donc, entre une écrivaine africaine (Andela, dans le roman) et un présentateur superstar et marié ("François Ackerman", que, dans le roman, on reconnaît dans tous les restaurants..,). Dans L'homme qui m'offrait le ciel, il est souvent question de la famille de «François ». Comme dans les interviews que donne Michel Drucker. De son frère mort il y a peu, brillant, bien plus brillant que lui (la fausse modestie de la vraie vedette). De son éternelle assistante-complice-confidente : « Michelle ». Sorte de double littéraire. Qui pourrait ressembler à Françoise Coquet ("François", et "Françoise"), la complice réalisatrice que Drucker évoque presque aussi souvent que de Pierre Desgraupes (le mort qu'il aura fait le plus souvent parler à son propre sujet).
Ni lui ni elle ne souhaitent commenter ces articles. Elle, on comprend: le temps et les journalistes travaillent pour elle. Pour lui, en revanche, ça s'annonce plus épineux...
Imaginer Michel Drucker amoureux d'une Négresse est plutôt sympathique, Mais le reste du portrait est peu amène. L'homme est lâche comme un mari bourgeois - il fera informer Andela de leur rupture par « Michelle ». Et quitte d'autant moins sa femme que c'est elle qui gère ses affaires, qu'on imagine toutes mises à son nom. Il est sujet à des crises de constipation (p.105). Radin (p.65, il ne laisse qu'un euro de pourboire au restau, Calixthe). Egocentrique (ne parle que de lui et de son travail). Mal dans sa peau (il conclut, p 213, un sms ainsi: « Signé un Blanc lâche comme les autres »). Zélé comme un converti à l'idée de lutter lui aussi pour la cause des Noirs (dans le roman, il en reste aux mots). Capable de jouer (p.84) de sa célébrité pour éviter les amendes. En plus, il envoie autant de textos qu'un ado (ou que Bertrand Cantat). Heureusement que c'est un roman. On n'aimerait pas apprendre que la vraie Madame Drucker, Dany Saval, serait capable d'empoisonner un chien pour faire revenir son mari, ou de vider sa carte bleue pour en faire accuser la maîtresse... Ce serait moche. Calixthe aurait dû romancer davantage. Changer la fin du roman. C'eût été beau, immoral et moral à la fois comme du Sacha Guitry: l'animateur préféré des Français divorçant de sa blonde décolorée pour une femme de couleur ! Quel impact sur les masses! Plus fort qu'uri Nègre au 20H !
GRÉGORY PROTCHE"
13:26 Publié dans Drucker | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
04.04.2007
Augmenter la redevance, et puis quoi encore ?
Michel Drucker ferait apparemment n'importe quoi pour plaire à son patron, y compris faire croire que la très mauvaise qualité de la télévision publique française ne vient pas de la très mauvaise gestion de celle-ci, mais d'un manque de moyens de celle-ci.
Quel est le salaire de Michel Drucker déjà ? Je le reverrai bien à la baisse, moi, pour permettre à plus de fictions françaises d'être tournées...
01:30 Publié dans Drucker | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
22.06.2006
La honte du service public
Ceux qui reprochent à De Carolis d'incarner une télé lisse ferait mieux de voir ce qu'ils disent et écrivent sur Michel Drucker depuis 20 ans. Plus lisse et consensuel, il n'a guère que Yannick Noah ou Zidane, et encore...
Une seule heure serait déjà de trop.
Jean Daniel, à la tête d'un hebdomadaire depuis plus de 50 ans, c'est presque unique en terme de diktat opéré à la tête d'un organe de presse. Un règne sans partage, qui dure aussi longtemps, à tel point que Jean Daniel est aujourd'hui qualifié de "monarque absolu" par la plupart de ceux qui le connaissent bien, surtout au sein de son propre journal.
Cela ne me dérangerait pas plus que cela, s'il ne se servait clairement de son journal comme d'un outil d'influence à sa mesure, ou plutôt à sa démesure. Ainsi, c'est Jean Daniel lui-même qui fait la couverture de ce Télé-Obs, dans lequel 2 pleines pages sont consacrées à sa majesté chez Drucker. Ainsi, il s'offrira 6 pages entières dans un Nouvel Obs de 2003 pour la promotion de son dernier livre en date, La Prison Juive.
Mais Jean Daniel a fait plus fort, et Drucker n'a aucune excuse, surtout s'il a mis 4 mois à préparer son émission.
En effet, le n° du Nouvel Obs dans lequel Daniel faisait sa propre pub, était consacré aux erreurs du journalisme, suite à la polémique créée par le livre de Péan/Cohen, La face cachée du Monde. En se drapant dans le costume du chevalier blanc qui dénonce les errements du journalisme, Jean Daniel en transgressait dans le même temps l'une des règles déontologiques les plus élémentaires : ne pas se servir de son canard pour ses propres intérêts.
Mais le plus choquant, voire inexcusable, de cette histoire, c'est que le livre en question s'appelle "La Prison juive", que Jean Daniel met en avant constamment ses origines juives, et qu'il donne ainsi un terrible argument aux antisémites, historiques et potentiels : un organe de presse est aux mains d'un juif depuis plus de 50 ans, et celui-ci s'en sert dans son propre intérêt, et dans un intérêt communautaire, en violant toutes les règles de déontologie journalistique...
Bref, Jean Daniel nourrit et alimente l'antisémitisme, caché derrière un philosémitisme affirmé, mais cela ne dérange personne, et certainement pas Drucker le lisse de chez lisse.
Honte au service public.
23:35 Publié dans Drucker | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note

