14.09.2007
Courageux Schné

D'aucuns auraient abandonné, changé leur fusil d'épaule, joué sur d'autres tableaux, mais pas Daniel Schneidermann. On l'a viré ? Qu'importe ! Il fera désormais son travail d'analyse des médias sur Internet, d'une manière encore plus indépendante. Et toc !
C'est un sacré pari, que je ne peux que saluer, même si ça n'a pas toujours été la joie avec Daniel.
Mais globalement, son travail de journaliste est un des rares du "système" à mériter notre intérêt de citoyen, car il est un des seuls à ne pas en rester aux apparences, et donc à déranger.
Venant de m'abonner pour un an pour la modique somme de 30€, je ne pourrais que vous inciter à faire de même, sinon je crains que très vite cette belle initiative d'intérêt public ne disparaisse rapidement. Le bonhomme étant (presque) aussi têtu que moi, je ne doute pas de son succès, mais il va falloir quand même s'accrocher Daniel !
Sur le nouveau site d'ASI, ça y va fort contre Carolis, je suis sûr que ce dernier appréciera ! Au passage encore merci pour la (nouvelle) pub pour mon action sur le plateau de C+ face à Ardisson, cette intervention est vraiment en train de devenir culte.
Je suis impatient de voir si cette nouvelle indépendance va changer considérablement le ton de l'émission, ou juste un peu. Si ça le change considérablement, on dira qu'ASI était sous influence, mais si ça ne le change pas beaucoup, on dira qu'il l'est encore ! Cruel dilemmne, comment va-t-il s'en sortir cette fois ? Avec brio sans doute, mais un p'tit jeune comme moi est toujours curieux de prendre une leçon de choses de la vie.
Alors bonne route, et vous qui lisez, abonnez-vous que diable, ce n'est pas un ordre, c'est un devoir ;)
00:15 Publié dans Daniel Schneidermann | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
01.07.2007
Certains doivent se réjouir du départ de Schneidermann
Vu les noms de ces gens qui se réjouissent de l'arrêt d'Arrêt sur Images, on ne peut penser que du bien de cette émission...
14:09 Publié dans Daniel Schneidermann | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
26.06.2007
On va le regretter, moi le premier
Arrêt sur Images a été le seul à faire écho, et même à enquêter sur mes révélations par rapport aux escroqueries à répétition de Thierry Ardisson, avec l'argent public. Ce n'est pas un scoop, c'est surtout parce qu'elle était une des dernières émissions de télévision à enquêter et donc à déranger qu'elle disparaît. Contrairement à ce qui est beaucoup écrit sur Internet, je pense que l'élection de Sarkozy n'y est pas pour grand chose. Mais de Carolis en avait vraiment assez de se mettre la corporation journalistico-médiatique à dos.
Même si à mon avis cela ne sert plus à grand chose, n'hésitez pas à signer la pétition de soutien à l'émission.
14:25 Publié dans Daniel Schneidermann | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
18.06.2007
Carolis se trompe lourdement
Autant Patrick de Carolis a pris une excellente initiative en mettant à l'antenne, bien que fort tard, une émission culturelle quotidienne animée par Frédéric Taddéi, autant il se trompe royalement en supprimant sans doute la meilleure émission du PAF, j'ai nommé Arrêt sur Images.
Rien, sinon des raisons politiques, n'a pu motiver un tel choix, les audiences étant encore largement supérieures à la moyenne de la chaîne, et l'équipe de Schneidermann étant la plus lucide sur la main mise sur les médias qu'est en train d'opérer Nicolas Sarkozy.
Il semble toutefois, d'après des déclarations publiques de Daniel Schneidermann et de son producteur, qu'Arrêt sur Images soit programmée sur une autre chaîne à la rentrée. J'espère que c'est vrai, sinon j'aurais une excellente raison de plus de moins regarder la télé et notamment le dimanche.
20:44 Publié dans Daniel Schneidermann | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
20.05.2007
Post sur le forum d'Arrêt sur Images
C'est ici que ça se passe. S'il y a une réponse de Daniel Schneidermann ou de la forumancière, je mettrai à jour cette note.
"J'ai personellement été choqué par cette expression, reprise à son compte par Daniel Schneidermann, de "Mur de Berlin qui est tombé", pour qualifier la rupture (c'est le cas de le dire) entre la période où la vie privée des politiques était relativement préservée, et la période qui commence où elle l'est beaucoup moins.
Je rappelle que le Mur de Berlin fut le symbole d'une des plus grandes tensions que le monde contemporain a connu, la menace perpétuelle d'une nouvelle guerre mondiale, à l'ère nucléaire, et que sa chute occasionna un changement profond et durable dans le monde entier. La chute du Mur de Berlin, c'est la chute d'un système totalitaire, le communisme, qui a engendré des dizaines de millions de morts, les goulags, pas de liberté d'expression ni de liberté de la presse.
Dès lors, comparer le fait que Sarkozy embrasse Cécilia sur la bouche à l'Elysée lors du protocole à la chute d'un Mur de Berlin, me semble complètement en dehors des clous, pour parler comme Ségolène Royal.
Si l'on est attaché au sens des mots, on se doit de relever l'expression, et de la critiquer aussitôt en soulignant son outrance. J'ignore si une telle réaction fut coupée au montage ou n'existe pas, mais le résultat est là et choque. "
14:28 Publié dans Daniel Schneidermann | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.05.2007
Daniel Schneidermann s'éloigne de son domaine de compétence
Vous le savez, j'aime bien Daniel Schneidermann. Je ne rate pas un Arrêt sur Images depuis plusieurs années, je l'ai encensé dans Ils ont tué la télé publique, et il me l'a rendu ... à moitié (Libération mais pas ASI). Je ne lui en tiens pas rigueur. Son émission est l'une des meilleures du PAF, de celles qui élèvent le téléspectateur. Encore l'autre jour, il dénichait magnifiquement le plagiat d'une émission de TF1, le Droit de savoir : très fort.
Mais parfois, il sort de son domaine de compétence, les médias. Et là, il peut devenir lourd, très lourd même.
Ainsi, dérogeant aux règles déontologiques les plus strictes du service public, il se plaçait clairement dans le camp ségoléniste pendant la campagne.
Cette fois, il nous fait une sortie sur son blog sur la politique sarkozyste, sans aucun rapport avec les médias, jugez plutôt :
"Que veut-il, en draguant Kouchner ? C’est simple : tout.
Chronique de la France qui ose (2)
mardi 15 mai 2007.
Mais que veut-il, enfin ? Pourquoi prendre ce risque de faire tourner la tête des fidèles, de faire gronder Devedjian et, plus grave, dé déboussoler l’électeur de droite dans la campagne législative qui va s’ouvrir ?
Que veut-il ? Que cherche-t-il ?
A voir les images d’hier soir, diffusées par France 2, du retournement progressif de veste de Kouchner, à voir la procession des udéèffes aujourd’hui devant sa porte, je n’y comprenais rien.
Il est La Droite Décomplexée. Il est La Légitimité du Suffrage Universel Avec Taux de Participation Qui, etc. Pourquoi s’embêter la vie avec des Védrine et avec des centristes ?
Très simple. On dirait qu’il veut tout. Qu’il cherche à être Tout.
Il veut occuper toute la scène.
Il ne veut pas de successeur à l’UMP. Il veut un président de l’Assemblée doté d’une ligne téléphonique performante.
On dirait qu’il veut être au centre de toutes les questions, de toutes les louanges, de toutes les anathèmes.
Et sur la scène politique, on dirait qu’il veut dépouiller ses trois principaux adversaires de la présidentielle de tous leurs oripeaux.
Avec le Front National, l’opération a magnifiquement réussi avant même l’élection. Le Pen a été dépouillé de ses thèmes, de ses mots, de ses électeurs. Affaire réglée.
L’opération continue. Il s’agit maintenant de dépouiller le PS du maximum de figures emblématiques possibles. On piquera tout ce qu’on pourra, pourvu que ça brille. Ainsi seulement s’explique le mouvement de balancier, apparemment incohérent et erratique, auquel est actuellement soumis le Quai d’Orsay. Pensez que l’on hésita (que l’on hésite encore ?) entre Kouchner et Védrine, c’est à dire entre l’eau et le feu, entre le coup de gueule au 20 Heures et la froide raison d’Etat. Mais aux yeux de Sarkozy, Kouchner et Védrine sont interchangeables. Tous deux ont le même (et unique) avantage : ce sont des prises flamboyantes à l’adversaire. Prises imaginaires ? Sans doute. Ni Kouchner ni Védrine ne sont indispensables à la reconstruction socialiste (si elle doit exister un jour). Mais scintillantes, c’est l’essentiel. Pauvre Jean-Marie Bockel qui, à en croire Le Parisien, attend à côté de son téléphone. Il risque d’attendre longtemps. Pas assez scintillant, Bockel. Pas assez de notoriété spontanée, la marque.
Pour autant, on n’oublie pas de détrousser le cadavre de Bayrou. On ne le détrousse pas seulement de ses hommes, pauvres petits centristes à lé dérive. Ce ne serait rien. Un Morin de perdu, dix de retrouvés. On le dépouille du slogan qui fit sa force : "prendre les meilleurs dans chaque camp, et les faire travailler ensemble". Que lui restera-t-il, à Bayrou, pendant la campagne législative ? Il tentera de pousser sa chanson des présidentielles. "Sarko l’a fait", lui répondra l’écho narquois.
Avantage accessoire, pendant ce temps, pendant que tournoie dans la lumière la muleta Kouchner, on ne regarde pas ailleurs. Ailleurs ? Dans le découpage des futurs ministères, par exemple. Tenez. Il faut aller chercher dans les entrailles d’un papier du Figaro, pour apprendre que l’on hésite désormais à placer l’OFPRA (pour l’instant sous tutelle des Affaires étrangères), sous la tutelle du nouveau ministère de l’Immigration et de l’identité nationale. On y avait songé. On hésite, parait-il. Le fera-t-on ? C’est dans ces détails-là, loin du rond de lumière, que se dessinent les contours du quinquennat."
Alors je veux bien qu'il se prenne pour un résistant à France Télévisions, en effet il est plutôt entouré de sarkozystes, mais de là à s'enfermer dans ce rôle, attention aux amalgames.
22:43 Publié dans Daniel Schneidermann | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
28.04.2007
Guy Birenbaum mérite son invitation dimanche sur la plateau d'ASI
Daniel Schneidermann invitera ce dimanche (fera de la publicité gratuite à) l'un des meilleurs analystes politiques que la France compte, j'ai nommé Guy Birenbaum. J'en veux pour preuve cette vidéo de moins de 5 minutes, qui date du 4 février 2007, et dans laquelle M. Birenbaum parvient à faire 10, je dis bien 10 erreurs politiques majeures. Pour résumer : tout ce qu'il a prédit ne s'est pas passé, et rien de ce qui s'est passé n'a été prédit par lui. D'où vient son erreur ? De plusieurs choses.
D'abord, il se base sur le passé pour prédire l'avenir. Un peu comme si vous regardiez le temps qu'il a fait hier pour prédire celui qu'il fera demain. Le Pen était à plus de 16% ? Il ne peut pas être en dessous. Chirac était à 20% ? Sarkozy ne peut pas être au-dessus de 25. CPNT était à 5% ? Ils feront un bon score le 22 avril 2007. On pourrait ajouter, puisqu'il base ses prédictions également là-dessus : les sondages se sont plantés en 2002 ? Ils se planteront en 2007. Ainsi il passe complètement à côté du vote utile suite au 21 avril 2002. Mais il a le toupet de faire la leçon à ceux qui placent Sarko à 30 en disant "n'ont-ils pas vu ce qu'il s'est passé le 21 avril 2002?"
Assez marrant. Mais il y a mieux.
Ensuite, M. Birenbaum a une lutte anti-fasciste de retard, comme la plupart des analystes politiques d'ailleurs, sauf que lui affirme : le phénomène Le Pen que je connais bien et depuis longtemps. Ca la fout mal.
Enfin, M. Birenbaum ne doute absolument de rien, pas même de son professionnalisme. Or, seul ce genre de document, visionné après-coup, peuvent permettre de déterminer la qualité d'un analyste politique pour prédire comme pour expliquer ce qu'il se passe dans notre société.
Si je puis lui donner un conseil même si je sais que son égo surdimensionné l'empêchera même de l'écouter avec bienveillance : quand on est autant à côté de la plaque, mieux vaut changer de métier, ou se taire.
En tout cas Daniel Schneidermann a eu grand tort d'inviter ce monsieur sur son plateau, c'est la promotion du pire, et avec notre argent s'il vous plaît.
Voici les 10 erreurs en moins de 5 minutes (record national à battre) de Guy Birenbaum :
1. Ségolène Royal a fait une faute politique majeure en annonçant que le 11 février était un grand moment
-> résultat : cela lui a permis d'être à nouveau présente médiatiquement, donc dans la conscience des électeurs
2. Le 11 février, soit elle a des trucs formidables à proposer, il n'y a pas de décrochage mais un rebond
-> résultat : pas de nouvelles idées proposées, pas de rebond mais enrayement du "petit décrochage"
3. Soit elle explose en vol
-> on connaît le résultat
4. Si elle s'effondre, le seul à pouvoir la remplacer, pour ne pas avoir perdu contre elle, c'est Jospin ou Hollande
-> Jack Lang aurait dû également être mentionné. Par ailleurs, Jospin n'est plus légitime, pour avoir perdu le 21 avril et pour avoir déclaré qu'il se retirait de la vie politique.
5. Sarkozy à 30 ou plus de 30%, ça n'existe pas. ("je ne vois pas comment il peut faire plus de 25-26%")
-> résultat : 31.18%
6. Royal et Sarkozy ne peuvent pas capitaliser à eux deux 60% de l'électorat. ("ceux qui le prétendent aujourd'hui ont pété les boulons")
-> résultat : 57.05% à eux deux.
7. Un Le Pen, dont je suis un des plus vieux spécialistes, qui en aucun cas ne peut être en-dessous de son score de 2002
-> résultat : 10.44%, plus d'un million de voix en moins que 2002.
8. Les 3 petits candidats sur lesquels compter sont Villiers, Nihous et Dupont-Aignan
-> Villiers a fait 2.23%, Nihous 1.15% et Dupont-Aignan n'a pas été qualifié.
9. Mention spéciale pour Nihous, auquel il faut prêter une attention particulière
-> il a fait moins que Dominique Voynet, Marie-George Buffet, ou José Bové qu'il ne mentionne pas.
10. Pas un mot sur Besancenot, normal, il a fait le 5è score du 1er tour à 4.08%.
19:00 Publié dans Daniel Schneidermann | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
Guy Birenbaum invité d'Arrêt sur Images ce dimanche
Daniel Schneidermann est tombé dans le panneau de l'Ardisson de l'édition, j'ai nommé Guy Birenbaum.
Celui-ci a, une fois de plus, berné son monde en prétendant publier les résultats du 1er tour de l'élection présidentielle avant 20h, contrairement à ce que la loi impose et au risque d'une amende de 75 000 €.
Evidemment, il n'en fit rien, mais son bluff a si bien marché que nombreux furent les médias pour relayer sa provocation, avec celle de son compère Jean-Marc Morandini, c'est dire le niveau.
Bizzarement, Daniel Schneidermann n'a pas invité ce dernier sur son plateau, pour les connaisseurs cela ne sera pas une surprise : les deux hommes se détestent.
Tout aussi bizarrement, Daniel Schneidermann a par contre invité l'autre menteur de l'affaire, et va lui apporter encore plus de publicité.
Décidément, cette liberté offerte à une seule personne de choisir tous les invités qui peuvent venir sur son plateau, et toutes celles qui ne peuvent pas y venir, est contraire à l'esprit du service public, que nous payons tous. Et Daniel Schneidermann a beau avoir souvent du courage pour critiquer certains thèmes ou certaines émissions auxquelles personne d'autres ne s'attaque, y compris du service public, ses limites sont aussi très clairement définies. Et il ne sert à rien de critiquer Ardisson si c'est pour faire la même chose que lui, à savoir se servir de la télévision publique pour favoriser ses réseaux personnels, et défavoriser ses ennemis. Il ne sert à rien non plus de critiquer Ardisson si c'est pour inviter par la suite l'Ardisson de l'édition.
00:14 Publié dans Daniel Schneidermann | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.04.2007
Daniel Schneidermann votera Ségolène
Comme le fait remarquer un journaliste sur son blog, Daniel Schneidermann a rendu public peu avant le 1er tour son souhait de ne pas voir Nicolas Sarkozy élu Président de la République. Voici ses termes :
"Politiquement je ne veux à aucun prix, pour président, d’un incendiaire qui joue aux dés la relation franco-allemande, ou qui répand pour faire l’intéressant l’idée d’un gène du suicide. Et donc, tout ce qui peut contribuer à lui faire obstacle, mon cerveau est prêt à y adhérer. Irrationnellement prêt. Dangereusement prêt" Source : Bigbangblog
Maintenant que nous connaissons les deux qualifiés pour le 2nd tour, ce vote contre Sarko devient un vote pour Ségolène, il devient donc disqualifiant pour exercer des responsabilités sur la télé publique pendant la campagne, au même titre qu'Alain Duhamel, Béatrice Schönberg et quelques autres (pas Christine Ockrent ni Mickaël Darmon hélas).
23:04 Publié dans Daniel Schneidermann | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
30.03.2007
Télé Obs n'est pas tendre avec Daniel Schneidermann
Décidément, le service public a du mal avec le FN en ce moment, en voici une nouvelle preuve, un papier très acide de Mikhael de Montzlov dans Télé Obs, supplément télé du Nouvel Observateur, cette semaine :
"Retour sur images 2007.
L'appréciation. Après s'être intéressé aux reporters suivant Sarko (le temps des copains, mais quelqu'un
qui nous aime tant peut-il être complètement mauvais?) et Ségo (égalité, une candidate peu tendre avec ceux qui voudraient faire mouvement contre elle; avec une envoyée du « Parisien» Ségo fut border line), « Arrêt sur images» en venait aux « embarqués» - en tout bien tout honneur - de Le Pen, or Schneidermann se lâcha, quittant son habit de décrypteur sans esprit d'exclusive, ou avec au moins des grosses velléités d'indépendance (car du côté de ses chroniqueurs, peu de risques de dépassement de ligne, ça se voit), ce midi-là notre héros figura basiquement un journaliste de « Libé » (qu'il est, ça craint...) squattant une chaîne de service public. En décrétant à la ronde que le FN n'est vraiment pas un parti comme les autres, surtout en jetant cela en plein décompte de campagne présidentielle (moment particulier, sacré) il tympanisait d'un jugement de valeur les téléspectateurs. Son beau cri du cœur mais quid du PC? De la LCR, etc. ? Et le parti islamiste, demain, il sera comme un autre monsieur l'angéliste ? se met à révéler les arrière-pensées qui ont pu présider au traitement du dossier du dimanche. Cette faute - ciblée parce que toi et « ASI » incitent à l'exigence - devrait te valoir un panpan-cucul, surtout pour le côté « sans vergogne» de ton glissement (à savoir aussi: la semaine suivante l'animateur s'entendra repris par deux fois, durement, lors d'un dossier « sondages », par le directeur d'un institut qui n'acceptera pas une petite interprétation à un autre propos, ne se laissant pas embarquer). Alors, et si même lui - trop marqué idéologiquement finalement pour tenir son ambitieuse, si louable ligne - et tant d'autres désinformaient autant que les amateurs de complots les en suspectent? Et si notre paf était modelé par de faux médiateurs? Ceux-ci, en réalité, de prosélytes gauchistes, sûrs que tout leur auditoire partage leurs vues ou se croyant pédagogues de droit divin. Des droitistes falots peu pressés de déroger au code de conduite p. correct édicté par les précédents en situation de force. Ou les plus nombreux, et le plus navrant, des ... centristes (l'hypothèse d'école aurait au moins la vertu d'apporter ['explication de la fulgurante éviction d'Alain Duhamel, ['extrême-centrisme étant à considérer aussi comme une idéologie dangereuse, et pour cause: celle de la totale non¬lucidité, d'où l'exemple - utile - fait), et qui, tous, imposèrent en douce - ou, mieux, sans vergogne - à ce pays, notamment, sa brutale « désidentité »."
01:30 Publié dans Daniel Schneidermann | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

