21.10.2006
Carolis devant la représentation nationale
Excellent compte-rendu de mon ami "TV Blogger" sur le passage de Carolis devant le Sénat pour justifier de la manière dont il dirige la télé publique. Voici la conclusion de ce long est très bon papier :
"Quoi qu’il en soit, à défaut d’être réellement pertinente sur des questions déontologiques ou philosophiques, l’audition a été véritablement révélatrice de la situation financière difficile dans laquelle se trouve la télévision publique, et sur les préoccupations réelles de ceux qui en sont à la tête, à savoir l’Etat actionnaire d’un côté, et l’administrateur Carolis, qui chacun de leur côté redoublent d’effort pour rentabiliser au maximum ce qu’on peut appeler désormais « l’industrie audiovisuelle ». Il est probable, cependant, qu’un troisième larron ait été un peu mis de côté, c’est le téléspectateur, ou le contribuable, qui se demande parfois, sans doute légitimement, si l’impôt qu’il paye chaque année sert principalement à bénéficier, en retour, de programmes de qualité, ou bien, finalement, simplement, à générer des profits aux grandes sociétés de production audiovisuelle, ou aux principales régies publicitaires, ou tout simplement à remplir les caisses de l’Etat pour compenser le déficit public, qui résulte des impardonnables erreurs de gestion de nos gouvernants actuels et passés.
Si cette retransmission de l’audition de Carolis avait le mérite de faire preuve de transparence dans la gestion de cette « entreprise d’Etat », concept ô combien paradoxal, je ne suis pas certain, cependant, qu’elle ait eu le mérite de nous rassurer, sur la nature même du groupe, ni sur les ambitions affichées de France Télévisions en matière de service public !"
Le reste sur : http://www.vip-blog.com/vip/articles/2712673.html
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09.08.2006
Endemol garde le pouvoir sur France Télévisions
Marc-Olivier Fogiel est parti de France Télévisions, et emporte avec lui sa société de production PAF production, détenue majoritairement par Endemol. Fallait-il y voir une volonté de Patrick de Carolis de ne plus travailler avec Endemol, société qui a quasiment inventé le concept foireux de télé-réalité et qui en a produit les plus grands (navets) ? Comme Loft Story, Star Academy, j'en passe ?
Et bien que nenni, en fait il faut toujours voir que c'est l'argent qui a le pouvoir dans la télévision de service public actuelle, puisqu'Endemol vient de signer un nouveau contrat avec France Télévisions pour la rentrée :
"France 2 aurait signé pour 200 numéros d'une quotidienne produite par Endemol, à base...d'archives télé.
Ce divertissement - qui compenserait pour Endemol la non diffusion du jeu "Caméléon" - pourrait également être confié à Olivier Minne, à 18 heures.
Du Endemol sur la Deux face à du Endemol sur la Une ?"
http://www.leblogtvnews.com//article-3490865.html
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29.06.2006
Echec sur toute la ligne...
Et voilà, la nouvelle vient de tomber, venant conforter le fait qu"Ils ont tué la télé publique" (et notamment l'information régionale entre 13 et 14h) :
"France 3 arrête son magazine de début d’après-midi
Lundi 26 juin 2006
Décidément France 3 ne parvient pas à renouveler sa grille de l’après midi et a connu plusieurs échecs dont le jeu « Drôle de couple », disparu de l’antenne après quelques numéros.
C’est désormais au magazine « Pour le plaisir » de passer à la trappe. Le programme ne sera pas reconduit l’année prochaine et proposera son dernier numéro le 30 juin prochain. Pourtant les animateurs étaient parvenus à redresser l’audience en passant de 5% à 7,5% de part d’audience."
Source : Médiamat - Médiamétrie. Copyright Médiamétrie - Tous droits réservés.
Pour mémoire, Patrick de Carolis avait décidé, contre nombre de politiques (de gauche comme de droite) de réduire la tranche d'information 12-14 par une tranche 12-13, remplaçant l'info de 13 à 14 par des divertissements. Aujourd'hui, il n'en reste plus que ... Derrick.
Bravo le service public.
19:03 Publié dans Carolis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.06.2006
Communiqué de la CGC sur le départ de Philippe Labro de France Télévisions
Vous trouverez ci-après le communiqué de la CGC-Médias suite au départ de Philippe Labro de France Télévisions.
La CGC Médias dans une lettre ouverte apporte son soutien à Philippe LABRO
La CGC Médias ne peut que se déclarer choquée de la façon dont certains sont traités et plus particulièrement Philippe LABRO, homme droit, intègre, courageux, rigoureux et très professionnel qui quasiment par voie de presse s’est vu signifier son éviction.
Qu’il s’agisse de « Légendes » ou encore de « Ombres et Lumières » émissions de qualité sans aucun doute, emblématiques d’un service public dont la « stratégie » – si ce mot a encore un sens – est illisible, une telle décision paraît incompréhensible.
« Très triste » dites-vous ; il y a de quoi et ce sentiment n’est, à l’évidence, pas assez fort !
« Absurdité, bêtise » comment ne pas le penser lorsque certains à France Télévisions pensent plus « valorisant » de programmer un nouveau « jeu tribal » et de voir disparaître une émission sur les talents du spectacle, de la littérature, du cinéma, etc… ?
Vous pouvez être fier de vos 28 minutes, Monsieur LABRO et ce que votre « ex employeur » qualifie tantôt de « jeu documentaire d’aventures », tantôt de « série documentaire d’évasion et de découverte à la rencontre des peuples » n’a rien à voir, ni de près, ni de loin avec ce qu’il tente de vendre comme un « voyage initiatique ».
Si « voyage initiatique » il y a, c’est bien celui que vous nous avez fait partager avec ces femmes et ces hommes que nous avons pu découvrir grâce à vous et suivre avec bonheur.
Rien à voir avec cette intrusion malsaine d’équipes télés découvrant la réalité de vie de peuplades qui n’ont rien demandé à personne et surtout pas d’être ainsi exposées.
Si la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) et la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) ont violemment réagi comme un grand nombre de téléspectateurs et lancé une vague de pétition contre cette émission jeu produite par une filiale d’Endemol ( Extra Box) où 6 candidats seront « confrontés » - le terme mis en avant par la télé publique a toute son importance – à plusieurs « tribus » de pays du monde, quitte à les polluer dans tous les sens du terme, à les fragiliser sans même chercher à comprendre leur culture ou encore à les présenter comme des « animaux de foire », c’est que tout comme nous elles constatent que la télé publique est tombé bien bas.
Beaucoup auraient pu croire qu’après la décision du CSA de ne pas reconduire l’ancienne équipe, suffisante, hautaine, irrespectueuse et aux pratiques exécrables, les choses allaient enfin changer. Mais vous le dites si bien, Monsieur LABRO, « on se moque des gens », de leur travail mais plus généralement on les fuit, on les marginalise jusqu’à les ignorer et ne plus les respecter, en évitant soigneusement toute forme de débat avec eux.
On voudrait montrer du doigt certains collaborateurs – alibis de dernière minute face à des engagements et des promesses jamais tenus – en mettant en avant « l’exclusivité de collaboration » voire « le conflit d’intérêts » mais exige-t-on de ces boîtes de production comme Endemol citée précédemment qui produisent et travaillent en même temps pour TF1, M6 ou encore le Groupe public, les mêmes principes ? Bien évidemment, non. Lorsque telle filiale de la dite boîte s’occupe pour le même de la programmation musicale du « Téléthon » comme de la « Star Académie », ou croit-on que Jonnhy Halliday soit allé chanter ?
Et cela sans parler de présentations et d’animation d’émissions radiophonique ou encore d’ «évènementiels » pour plus de salariés qu’on ne l’imagine. Là l’exclusivité, on n’en parle pas !
Les règles doivent effectivement être les mêmes pour tout le monde. Feindre d’appliquer à la lettre pour les uns ce qu’on tolère discrètement pour les autres, n’a pas de sens. Afficher ensuite mépris, condescendance et superbe, ne grandit jamais personne. Quand il faut payer, il faut payer, pas seulement le contribuable/téléspectateur qui passe de toute façon toujours à la caisse et particulièrement quand des milliers d’euros de dédit partent en fumée parce qu’une émission voyeuriste qui viole l’intimité de peuples souvent isolés du monde devra être déprogrammée, non ! Un jour, on paie et les décideurs ne peuvent pas toujours se déclarer non responsables.
Vous avez bien raison, Monsieur LABRO, en l’occurrence : « Il ne faut jamais insulter l’avenir » Paris, le 22 juin 2006
15:50 Publié dans Carolis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.05.2006
Imedias.biz élude...
"Le président du groupe a éludé la question délicate de l'auteur du livre « Ils ont tué la télé publique », référence aux animateurs-producteurs, qui lui proposait un débat diffusé sur une des chaînes."
Voici la phrase qu'on peut lire sur la news du site Internet Imedias.biz, consacré aux médias, au sujet de mon intervention vendredi soir lors du Forum des téléspectateurs de France Télévisions.
Quant à Imedias.biz, ils ont tout simplement éludé la sortie de mon livre, j'avais pourtant pris le soin de leur envoyer directement mon communiqué de presse...
Je vais prendre soin de leur envoyer cette fois cette note de mon blog, en espérant que cette fois ils ne le passeront pas sous silence, eux qui informent leurs abonnés de toutes les nouveautés qui touchent aux médias.
10:18 Publié dans Carolis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.05.2006
M. je botte en touche
Hier soir, à Issy-les-Moulineaux, avait lieu le forum des téléspectateurs de France Télévisions pour toute la région parisienne. Patrick de Carolis, Président de France Télévisions, avait invité quasiment tout le staff de direction à venir rencontrer ses chers téléspectateurs, qu'il dit tant respecter. De Patrice Duhamel, le n°2 et ami d'Ardisson selon ce dernier (dans ses "Confessions"), à Geneviève Giard, directrice des programmes de France 3 qui avait soutenu Marc-Olivier Fogiel après sa condamnation pour escroquerie aux SMS et injure à caractère racial, en passant par Michel Drucker, Gérard Holz, Daniel Bilalian ou encore Claude-Yves Robin (responsable de France 5, mais rien à voir avec moi), ils étaient tous là.
La soirée commence par la projection d'un documentaire sur Ayrton Senna, sur sa formidable carrière et sa tragique fin. Je ne peux m'empêcher de me demander pourquoi ce documentaire-là a été choisi pour illustrer la télé publique. Un documentaire à la gloire d'un sportif qui a incarné le Brésil (contre Alain Prost), et un documentaire à la gloire de TF1 dont un journaliste, Jean-Louis Moncet, est longuement interviewé pour expliquer en quoi Ayrton Senna était un grand champion, et en quoi TF1 avait pour la première fois installé un micro dans la voiture du pilote... Rien sur France Télévisions dans ce documentaire, il faudra qu'on m'explique un jour.
Je note également parmi les sponsors de la soirée "Le Point", fameux newsmagazine dirigé par un certain Franz-Olivier Giesbert, par ailleurs animateur d'une émission sur France 3, Culture et Dépendances pour ne pas la nommer. On nage dans le surréel.
Puis le débat arrive. J'arrive enfin à obtenir le micro, et je pose mes questions.
Je rebondis tout d'abord sur une question précédente d'un téléspectateur sur la télé publique et Internet. Patrick de Carolis l'avait quasiment fusillé, en expliquant que sur Internet on ne trouvait que des ragots et des rumeurs.
Pour commencer mon intervention, j'abondais dans le sens du Président de France Télévisions, en me demandant justement pourquoi Thierry Ardisson avait donné la légitimité et la crédibilité du service publique aux thèses de Thierry Meyssan, qu'on trouvait alors surtout sur Internet. Ce ramassis de complots drainant antisémitisme, islamisme radical et antiaméricanisme primaire.
Puis j'enchaînais avec Daniel Schneidermann, qui est quasiment le seul animateur à ne pas figurer dans le film de 7 minutes projeté avant le documentaire, et qui présente France Télévisions. Etant donné le contexte disons tendu le concernant, avec l'affaire Schönberg (je vous renvoie à mon livre pour le détail), je demande à M. de Carolis s'il s'agit d'une information à destination des journalistes médias présents dans la salle, ou bien juste une coïncidence.
Puis je parle évidemment de mon livre qui vient de sortir, et dont je lui ai remis un exemplaire le jour de sa sortie, sans avoir été depuis contacté par lui-même ou par ses services.
Je l'invite finalement à avoir avec moi un débat public sur l'une de ses chaînes, et ce avant la fin de la négociation des contrats des animateurs-producteurs du service public.
Sa réponse est simple : il a reçu mon livre, mais ne l'a pas lu. En effet, il y a je cite "5000 livres qui sortent chaque année en France, je ne peux pas tous les lire". Dans la salle on sourit gentiment, en pensant qu'il sort chaque année en France 5000 livres mettant en cause la télévision publique...
Puis il ne répond pas à mes questions, en expliquant simplement qu'une des émissions littéraires fera très bien l'affaire pour mon livre. Pourquoi pas Café Picouly, émission produite par Ardisson ?
L'attitude de M. De Carolis a été pitoyable, il s'est ridiculisé tout seul avec ses réponses ultra-langue de bois et le fait d'avoir clairement botté en touche. Par ailleurs, on l'a senti clairement déstabilisé pour le reste de la soirée.
De mon côté, je continue, et je vous donne rdv à 7h30 lundi matin sur Radio Notre Dame.
11:05 Publié dans Carolis | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note

