« 2007-03 | Page d'accueil | 2007-05 »

28.04.2007

Guy Birenbaum mérite son invitation dimanche sur la plateau d'ASI

medium_birenbaul.4.jpg

Daniel Schneidermann invitera ce dimanche (fera de la publicité gratuite à) l'un des meilleurs analystes politiques que la France compte, j'ai nommé Guy Birenbaum. J'en veux pour preuve cette vidéo de moins de 5 minutes, qui date du 4 février 2007, et dans laquelle M. Birenbaum parvient à faire 10, je dis bien 10 erreurs politiques majeures. Pour résumer : tout ce qu'il a prédit ne s'est pas passé, et rien de ce qui s'est passé n'a été prédit par lui. D'où vient son erreur ? De plusieurs choses.
D'abord, il se base sur le passé pour prédire l'avenir. Un peu comme si vous regardiez le temps qu'il a fait hier pour prédire celui qu'il fera demain. Le Pen était à plus de 16% ? Il ne peut pas être en dessous. Chirac était à 20% ? Sarkozy ne peut pas être au-dessus de 25. CPNT était à 5% ? Ils feront un bon score le 22 avril 2007. On pourrait ajouter, puisqu'il base ses prédictions également là-dessus : les sondages se sont plantés en 2002 ? Ils se planteront en 2007. Ainsi il passe complètement à côté du vote utile suite au 21 avril 2002. Mais il a le toupet de faire la leçon à ceux qui placent Sarko à 30 en disant "n'ont-ils pas vu ce qu'il s'est passé le 21 avril 2002?"
Assez marrant. Mais il y a mieux.
Ensuite, M. Birenbaum a une lutte anti-fasciste de retard, comme la plupart des analystes politiques d'ailleurs, sauf que lui affirme : le phénomène Le Pen que je connais bien et depuis longtemps. Ca la fout mal.
Enfin, M. Birenbaum ne doute absolument de rien, pas même de son professionnalisme. Or, seul ce genre de document, visionné après-coup, peuvent permettre de déterminer la qualité d'un analyste politique pour prédire comme pour expliquer ce qu'il se passe dans notre société.
Si je puis lui donner un conseil même si je sais que son égo surdimensionné l'empêchera même de l'écouter avec bienveillance : quand on est autant à côté de la plaque, mieux vaut changer de métier, ou se taire.
En tout cas Daniel Schneidermann a eu grand tort d'inviter ce monsieur sur son plateau, c'est la promotion du pire, et avec notre argent s'il vous plaît.

Voici les 10 erreurs en moins de 5 minutes (record national à battre) de Guy Birenbaum :

1. Ségolène Royal a fait une faute politique majeure en annonçant que le 11 février était un grand moment
-> résultat : cela lui a permis d'être à nouveau présente médiatiquement, donc dans la conscience des électeurs

2. Le 11 février, soit elle a des trucs formidables à proposer, il n'y a pas de décrochage mais un rebond
-> résultat : pas de nouvelles idées proposées, pas de rebond mais enrayement du "petit décrochage"

3. Soit elle explose en vol
-> on connaît le résultat

4. Si elle s'effondre, le seul à pouvoir la remplacer, pour ne pas avoir perdu contre elle, c'est Jospin ou Hollande
-> Jack Lang aurait dû également être mentionné. Par ailleurs, Jospin n'est plus légitime, pour avoir perdu le 21 avril et pour avoir déclaré qu'il se retirait de la vie politique.

5. Sarkozy à 30 ou plus de 30%, ça n'existe pas. ("je ne vois pas comment il peut faire plus de 25-26%")
-> résultat : 31.18%

6. Royal et Sarkozy ne peuvent pas capitaliser à eux deux 60% de l'électorat. ("ceux qui le prétendent aujourd'hui ont pété les boulons")
-> résultat : 57.05% à eux deux.

7. Un Le Pen, dont je suis un des plus vieux spécialistes, qui en aucun cas ne peut être en-dessous de son score de 2002
-> résultat : 10.44%, plus d'un million de voix en moins que 2002.

8. Les 3 petits candidats sur lesquels compter sont Villiers, Nihous et Dupont-Aignan
-> Villiers a fait 2.23%, Nihous 1.15% et Dupont-Aignan n'a pas été qualifié.

9. Mention spéciale pour Nihous, auquel il faut prêter une attention particulière
-> il a fait moins que Dominique Voynet, Marie-George Buffet, ou José Bové qu'il ne mentionne pas.

10. Pas un mot sur Besancenot, normal, il a fait le 5è score du 1er tour à 4.08%.

Mickaël Darmon à Clermont-Ferrand

Après Mickaël Darmon suit Sarkozy au Grand Quevilly, après Mickaël Darmon suit Sarkozy à Dijon, après Mickaël Darmon suit Sarkozy à Paris, après Mickaël Darmon devant le QG de Nicolas Sarkozy, après Mickaël Darmon suit Nicolas Sarkozy à Marseille, après Mickaël Darmon suit Nicolas Sarkozy à Meaux, Mickaël Darmon suivait ce soir Nicolas Sarkozy à Clermont-Ferrand (qui ne s'écrit pas Clermond Ferrant, comme l'a écrit France 2).

En a-t-il dit du bien ou du mal, comme les autres fois ? Il fut parfaitement objectif, comme sa défense de Nicolas Sarkozy dans un journal canadien il y a un mois pouvait le laisser penser.

Guy Birenbaum invité d'Arrêt sur Images ce dimanche

medium_birenbaum.jpg

Daniel Schneidermann est tombé dans le panneau de l'Ardisson de l'édition, j'ai nommé Guy Birenbaum.
Celui-ci a, une fois de plus, berné son monde en prétendant publier les résultats du 1er tour de l'élection présidentielle avant 20h, contrairement à ce que la loi impose et au risque d'une amende de 75 000 €.
Evidemment, il n'en fit rien, mais son bluff a si bien marché que nombreux furent les médias pour relayer sa provocation, avec celle de son compère Jean-Marc Morandini, c'est dire le niveau.
Bizzarement, Daniel Schneidermann n'a pas invité ce dernier sur son plateau, pour les connaisseurs cela ne sera pas une surprise : les deux hommes se détestent.
Tout aussi bizarrement, Daniel Schneidermann a par contre invité l'autre menteur de l'affaire, et va lui apporter encore plus de publicité.

Décidément, cette liberté offerte à une seule personne de choisir tous les invités qui peuvent venir sur son plateau, et toutes celles qui ne peuvent pas y venir, est contraire à l'esprit du service public, que nous payons tous. Et Daniel Schneidermann a beau avoir souvent du courage pour critiquer certains thèmes ou certaines émissions auxquelles personne d'autres ne s'attaque, y compris du service public, ses limites sont aussi très clairement définies. Et il ne sert à rien de critiquer Ardisson si c'est pour faire la même chose que lui, à savoir se servir de la télévision publique pour favoriser ses réseaux personnels, et défavoriser ses ennemis. Il ne sert à rien non plus de critiquer Ardisson si c'est pour inviter par la suite l'Ardisson de l'édition.

27.04.2007

Demander à des collégiens de parler politique

Les responsables du JT de France2 n'ont rien trouvé de mieux que cela : demander à des collégiens de commenter les prestations télévisées de 2 finalistes de l'élection présidentielle. Résultat : une somme d'idées reçues, de sensations et d'impressions, sans aucune réflexion construite, et pour cause. Une personne âgée de 14 ans n'a, sauf exception, aucune autre conception de la politique que celle de ses parents.
Etait-il donc si important d'avoir l'avis des parents via leurs perroquets d'enfants ?

Cela me rappelle le débat sur le CPE, pendant lequel seul Alain Finkielkraut, une fois de plus, avait rappelé que les jeunes n'ont pas vocation à déterminer la politique du pays. Hélas, il fut bien seul sur le plateau, même la représentante de l'UMP (Valérie Pécresse je crois) le regardant comme s'il venait d'une autre planète, alors qu'il défendait involontairement son camp!

24.04.2007

Mickaël Darmon suit Sarkozy au Grand Quevilly

Alors qu'on ne peut pas soupçonner Jeff Wittemberg, qui la suit pour la télévision publique, d'être pro-Ségolène, on peut accuser Mickaël Darmon sur la base de faits concrets d'être pro-Sarkozy. Ca ne choque toujours personne ? Toujours pas. La polémique éclatera-t-elle avant le 2è tour ? Vous le saurez dans 12 jours.

23.04.2007

Quand on aime, on ne compte pas

En "caniche de Sarkozy", Mickaël Darmon suit son maître partout pour France Télévisions. Ce soir, c'est à Dijon. Et ça ne dérange toujours personne.

Mickaël Darmon encore et toujours

Et ça ne dérange toujours pas la télé publique que le journaliste ait tressé publiquement des lauriers au candidat UMP.

22.04.2007

Daniel Schneidermann votera Ségolène

medium_danielschneidermann.4.jpg


Comme le fait remarquer un journaliste sur son blog, Daniel Schneidermann a rendu public peu avant le 1er tour son souhait de ne pas voir Nicolas Sarkozy élu Président de la République. Voici ses termes :

"Politiquement je ne veux à aucun prix, pour président, d’un incendiaire qui joue aux dés la relation franco-allemande, ou qui répand pour faire l’intéressant l’idée d’un gène du suicide. Et donc, tout ce qui peut contribuer à lui faire obstacle, mon cerveau est prêt à y adhérer. Irrationnellement prêt. Dangereusement prêt" Source : Bigbangblog

Maintenant que nous connaissons les deux qualifiés pour le 2nd tour, ce vote contre Sarko devient un vote pour Ségolène, il devient donc disqualifiant pour exercer des responsabilités sur la télé publique pendant la campagne, au même titre qu'Alain Duhamel, Béatrice Schönberg et quelques autres (pas Christine Ockrent ni Mickaël Darmon hélas).

Mickaël Darmon devant le QG de Sarkozy au 1er tour

Pour mémoire, Mickaël Darmon a défendu et soutenu Nicolas Sarkozy dans un quotidien canadien il y a moins d'un mois.

Ce soir, il était le correspondant de France 2 devant le QG de Sarkozy au 1er tour. En voici la preuve :

20.04.2007

Le Parti Socialiste me répond sur l'affaire Mickaël Darmon

medium_ségolène.jpg

Ayant informé tous les partis de ce que j'appelle l'affaire Mickaël Darmon, je n'ai reçu qu'une seule réponse, celle du Parti Socialiste, la voici intégralement :

"Bonjour,
Votre message et l'article qui y est joint ont bien été reçus et pris en considération, nous vous en remercions. Votre témoignage nous est très précieux, soyez-en persuadé.
Puisqu'il s'agit du sujet que vous évoquez, permettez nous de vous rappeler ce que stipule le Pacte présidentiel au sujet du pluralisme des médias.

79. Établir une Haute autorité du pluralisme dont les membres seront désignés par le Parlement à une majorité des 3/5èmes.
Alors que nous avons plus que jamais besoin de médias indépendants et d'une puissance publique capable d'assurer la régulation de ce pilier de notre démocratie, nous ne pouvons que constater aujourd'hui l'absence de pluralisme politique au sein du CSA, dont la droite a largement rabaissé l'autorité par les personnalités qu'elle y a désignées.

- Ce que propose Ségolène Royal :

Le CSA doit être transformé. De nouvelles modalités de désignation de ses membres doivent être définies pour permettre une plus juste représentation, en associant plus largement le Parlement, avec un engagement clair en faveur du pluralisme dans sa composition. Le rééquilibrage des pouvoirs en faveur du Parlement implique de lui confier la responsabilité de la nomination de la nouvelle instance de régulation des medias.

L'objectif étant de mieux garantir l?indépendance du secteur audiovisuel, le rôle de cette instance doit évoluer, au-delà de l'attribution des fréquences, vers une compétence accrue en matière de contrôle des concentrations et de respect des obligations des diffuseurs. Ceci implique un renforcement de son pouvoir de sanction.

De même, sa compétence en matière de contrôle des contenus sera renforcée.

80. Renforcer les mesures anti-concentration.

La liberté d'information et d'expression, la nécessaire diversité des contenus et des pratiques, rendent indispensable la lutte contre l'hyper concentration financière à l'oeuvre dans les médias.

L'appartenance des médias à de grands groupes doit être limitée et encadrée, plus que ne le fait notre législation actuelle, et plus encore que ce qui est imposé par le droit commun de la concurrence.

Récemment, le Projet de loi « TV du futur », discuté dans l'urgence, a encore accru la concentration du secteur audiovisuel, notamment par l?octroi d?un canal bonus sur la TNT aux chaînes privées « historiques ».

Enfin, il existe en la matière une spécificité française qu?on ne peut que dénoncer : la détention d'entreprises de communication par des groupes vivant de commandes publiques de l'Etat, en particulier dans le domaine de l'armement.

- Ce que propose Ségolène Royal

Sans altérer le développement de groupes français multimédias puissants, un dispositif anti-concentration plus efficace consistera à :

--> limiter la part de capital pouvant être détenue dans un média par un groupe industriel dont l'activité provient pour partie de commandes publiques ;
--> abroger les disposition de la loi « Télévision du futur » qui renforcent la concentration entre les quatre grands opérateurs ;
--> instituer un plafond de part d?audience réelle et reconnue ainsi qu'un plafond en matière de recettes publicitaires dégagées par un même groupe pour limiter la concentration horizontale des sociétés de télévision et sauvegarder le pluralisme.

Il sera aussi nécessaire de favoriser des contre-pouvoirs, par la mise en place de nouvelles modalités d?action et de soutien des entreprises indépendantes (presse, production audiovisuelle, cinéma, musique....) qui, par leurs activités, garantissent la diversité de la création, de l?information et de la communication.

81. Taxer les recettes publicitaires des chaînes privées en faveur de l'audiovisuel public.

La France doit promouvoir l'audiovisuel public et défendre une télévision de qualité, qui favorise la création audiovisuelle, investit dans la connaissance et la culture et s?adapte aux évolutions technologiques.

Notre service public est de plus en plus soumis à une logique commerciale. La droite a laissé s'appauvrir le service public en limitant toujours plus ses moyens et en multipliant les faveurs aux groupes privés. L'équilibre souhaité entre pôle public fort et chaînes privées est mis à mal par la domination d?une seule chaîne, TF1, qui a obtenu en 2005 près de 55 % des recettes publicitaires.

- Ce que propose Ségolène Royal

Le service public des médias (chaînes publiques et tiers secteur) doit bénéficier de ressources nouvelles. Un nouveau mode de taxation assis sur les recettes publicitaires des chaînes privées et des nouveaux médias, tels que les fournisseurs d?accès à Internet et les opérateurs de télécommunications, sera ainsi institué

Vous en souhaitant bonne réception,

Cordialement,

L'équipe de campagne
http://www.parti-socialiste.fr"

Toutes les notes