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10.04.2007

Yves Calvi peu en phase avec l'esprit du service public

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Hier soir avait lieu l'émission Mots Croisés sur France 2, et Yves Calvi, d'habitude très professionnel, fut plutôt en dessous du niveau qu'on est en droit d'attendre de la télévision de service public, rejoignant ainsi la plupart de ses collègues, hélas. En voici deux preuves.

Le débat, c'est la campagne présidentielle, évidemment.
Yves Calvi a décidé de faire la promotion de la nouvelle machine à voter, qui va enregistrer 1.5 millions de voix lors de l'élection, nous dit Calvi.
Au lieu de présenter cette machine d'une manière neutre, donc en se contentant de rappeler les avantages et les inconvénients de ce système, M. Calvi prend clairement parti. Ainsi, il qualifie de "parano" l'invité qui met en doute la confiance que l'on peut avoir dans ce système. Pourtant, il est évident qu'un tiers a été ajouté, et que c'est le ministère de l'intérieur qui a validé que ce tiers était de confiance. Qui dira que le ministère de l'intérieur ne peut pas s'en servir pour biaiser les résultats ?

M. Calvi aurait été mieux inspiré en lisant le site Internet de France 2, qui consacre un dossier plus équilibré sur ce sujet, l'intitulant "le vote électronique est-il fiable?". On peut aussi noter que ce système a été imposé sans consulter le peuple, alors qu'il s'agit d'une modification importante du mode de scrutin.

Une fois encore, la télévision privée, I>télé (groupe Canal +), a mieux fait son travail d'information que la télé publique :


Autre moment du débat d'hier soir, le confrontation entre les pro-sondages et les anti-sondages.
Le débat était certes nécessaire, important et intéressant, mais un terme fut employé une bonne vingtaine de fois, alors qu'il tombe théoriquement sous le coup de la loi Toubon. Il s'agit de "mobile only". Cet anglicisme complet signifie "ceux qui ne disposent que d'un téléphone portable", comme Yves Calvi l'a rappelé mais au bout de la dixième fois que ce mot était employé. Franchement, c'est le genre d'expression qu'on ne devrait tout simplement pas entendre lors d'une émission d'information du service public.