« Yves Calvi peu en phase avec l'esprit du service public | Page d'accueil | Envoyé Spécial inquiété ? »
10.04.2007
FOG entendu par la police
La semaine dernière, il recevait dans "Chez FOG" (une émission où l'animateur n'est pas la star, contrairement à ce que le titre pourrait indiquer), l'académicien Jean d'Ormesson. Une semaine précédente, c'était Alain Delon. C'est donc en période électorale que FOG choisit de ne plus inviter d'hommes politiques, je cherche encore la logique...
On a appris il y a quelques jours que FOG était entendu par la police dans une sombre affaire d'intérêts, voici la dépêche Reuters ci-après. M. de Carolis a décidément choisi des personnalités en dehors de tout soupçon.
"PARIS, 6 avril (Reuters) - Le directeur de l'hebdomadaire Le Point, Franz-Olivier Giesbert, est convoqué par la police mercredi prochain pour un interrogatoire comme témoin à propos de l'achat présumé d'un article de complaisance, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier.
L'article en question aurait été acheté par Iskandar Safa, milliardaire libanais recherché par la justice.
Cet interrogatoire fait suite à la mise en examen la semaine dernière pour "corruption d'agent privé" du journaliste et homme d'affaires Marc Francelet, informateur de l'hebdomadaire, en détention depuis le 29 mars.
Marc Francelet est mis en cause par le juge Philippe Courroye car il aurait touché 150.000 euros d'Iskandar Safa, visé depuis 2001 par un mandat d'arrêt international délivré par le même juge dans une autre affaire de corruption présumée.
Le juge estime que les paiements ont rémunéré l'intervention de Marc Francelet pour que Le Point publie en novembre 2005 un article sur Iskandar Safa au ton favorable, qui présentait notamment comme une "situation kafkaïenne insupportable" les poursuites engagées contre lui.
L'auteur de l'article, le journaliste Jean-François Jacquier, a été entendu comme témoin par la police jeudi. Selon une source proche du dossier, la police a saisi à son domicile une montre qui serait un cadeau offert en marge du reportage.
Le reporter admet que Marc Francelet est intervenu au départ du reportage mais nie avoir écrit son article sous la pression ou après avoir été rémunéré. La société des rédacteurs du Point, dans un communiqué interne, s'est dite "consternée", a exprimé son soutien à Jean-François Jacquier mais pas à Marc Francelet.
L'avocat d'Iskandar Safa, Pierre Haïk, admet l'existence en 2006 d'un paiement de 100.000 euros d'Iskandar Safa à Marc Francelet et d'un prêt de 150.000 euros au fils de ce dernier, mais parle d'une simple "amitié désintéressée".
Franz-Olivier Giesbert admet l'intervention de Marc Francelet pour l'article mais a assuré qu'il ignorait qu'il était payé par Iskandar Safa. Il soutient la légitimité du reportage au Liban, ainsi que l'auteur de l'article. Le Point n'a pas payé Marc Francelet, a-t-il assuré à Reuters.
Dans le dossier où il est sous mandat d'arrêt, Iskandar Safa est mis en cause pour des des versements d'argent inexpliqués à Jean-Charles Marchiani, ex-homme de confiance de l'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua, deux personnes mises en examen. Safa et Marchiani sont intervenus ensemble sur la libération des otages français au Liban dans les années 80."
16:22 Publié dans Franz-Olivier Giesbert | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

