« Un journaliste de France 2 prend fait et cause pour Sarkozy | Page d'accueil | La priorité sur le service public ? Le foot! »
30.03.2007
Télé Obs n'est pas tendre avec Daniel Schneidermann
Décidément, le service public a du mal avec le FN en ce moment, en voici une nouvelle preuve, un papier très acide de Mikhael de Montzlov dans Télé Obs, supplément télé du Nouvel Observateur, cette semaine :
"Retour sur images 2007.
L'appréciation. Après s'être intéressé aux reporters suivant Sarko (le temps des copains, mais quelqu'un
qui nous aime tant peut-il être complètement mauvais?) et Ségo (égalité, une candidate peu tendre avec ceux qui voudraient faire mouvement contre elle; avec une envoyée du « Parisien» Ségo fut border line), « Arrêt sur images» en venait aux « embarqués» - en tout bien tout honneur - de Le Pen, or Schneidermann se lâcha, quittant son habit de décrypteur sans esprit d'exclusive, ou avec au moins des grosses velléités d'indépendance (car du côté de ses chroniqueurs, peu de risques de dépassement de ligne, ça se voit), ce midi-là notre héros figura basiquement un journaliste de « Libé » (qu'il est, ça craint...) squattant une chaîne de service public. En décrétant à la ronde que le FN n'est vraiment pas un parti comme les autres, surtout en jetant cela en plein décompte de campagne présidentielle (moment particulier, sacré) il tympanisait d'un jugement de valeur les téléspectateurs. Son beau cri du cœur mais quid du PC? De la LCR, etc. ? Et le parti islamiste, demain, il sera comme un autre monsieur l'angéliste ? se met à révéler les arrière-pensées qui ont pu présider au traitement du dossier du dimanche. Cette faute - ciblée parce que toi et « ASI » incitent à l'exigence - devrait te valoir un panpan-cucul, surtout pour le côté « sans vergogne» de ton glissement (à savoir aussi: la semaine suivante l'animateur s'entendra repris par deux fois, durement, lors d'un dossier « sondages », par le directeur d'un institut qui n'acceptera pas une petite interprétation à un autre propos, ne se laissant pas embarquer). Alors, et si même lui - trop marqué idéologiquement finalement pour tenir son ambitieuse, si louable ligne - et tant d'autres désinformaient autant que les amateurs de complots les en suspectent? Et si notre paf était modelé par de faux médiateurs? Ceux-ci, en réalité, de prosélytes gauchistes, sûrs que tout leur auditoire partage leurs vues ou se croyant pédagogues de droit divin. Des droitistes falots peu pressés de déroger au code de conduite p. correct édicté par les précédents en situation de force. Ou les plus nombreux, et le plus navrant, des ... centristes (l'hypothèse d'école aurait au moins la vertu d'apporter ['explication de la fulgurante éviction d'Alain Duhamel, ['extrême-centrisme étant à considérer aussi comme une idéologie dangereuse, et pour cause: celle de la totale non¬lucidité, d'où l'exemple - utile - fait), et qui, tous, imposèrent en douce - ou, mieux, sans vergogne - à ce pays, notamment, sa brutale « désidentité »."
01:30 Publié dans Daniel Schneidermann | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
Félicitation pour votre blog.
J'avoue que le militantisme quasi monochromatique des journalistes, surtout du service dit public, m'agace profondément.
J'ai relevé cette perle si cela vous intéresse : http://leprotonjovial.hautetfort.com/archive/2007/03/12/vous-avez-dit-complaisance.html
Ecrit par : Le Proton Jovial | 30.03.2007
le style de Mikael de Montzlof étant particulièrement imbitable, je crois comprendre qu'il trouve DS trrop gauchisant et antilepéniste primaire ?
Ecrit par : tartempion | 04.04.2007

